Une autrice majeure de la fantasy liée au jeu de rôle

Margaret Weis est une autrice américaine de fantasy née le 16 mars 1948 à Independence, dans le Missouri. Elle fait partie des écrivaines qui ont contribué à rapprocher durablement la littérature de fantasy et l’univers du jeu de rôle, notamment grâce au cycle Dragonlance (Lancedragon en vf), écrit avec Tracy Hickman.

Elle étudie la littérature et l’écriture créative à l’université du Missouri à Columbia, où elle obtient son diplôme en 1970. Après ses études, elle travaille pendant plusieurs années dans l’édition à Independence, sa ville natale. Au début des années 1980, son premier livre publié est Frank and Jesse James: The Story Behind the Legend (1981).

Le tournant de sa carrière arrive en 1983 lorsqu’elle rejoint TSR, l’éditeur du jeu de rôle Donjons & Dragons, à Lake Geneva dans le Wisconsin. Elle y travaille comme éditrice et devient ensuite co-autrice des romans Dragonlance avec Tracy Hickman, un projet qui associe campagne de jeu de rôle, romans et produits dérivés.

En 1984 paraît Dragons of Autumn Twilight, coécrit avec Tracy Hickman. Ce premier roman inaugure la trilogie des Chroniques de Dragonlance, qui devient rapidement un succès de la fantasy populaire. Les romans suivent un groupe d’aventuriers dans le monde de Krynn et contribuent à installer Dragonlance, l’un des univers les plus connus de Donjons & Dragons..

Au fil des années, Margaret Weis et Tracy Hickman poursuivent leur collaboration avec plusieurs cycles marquants. Parmi les plus connus figurent Les Portes de la mort (The Death Gate Cycle), une série de romans de fantasy centrée sur un univers composé de plusieurs mondes séparés par d’anciens conflits magiques, ainsi que La Rose du Prophète (Rose of the Prophet), une trilogie inspirée en partie par les imaginaires du Moyen-Orient.

Margaret Weis a également travaillé dans le domaine du jeu de rôle. Elle fonde Sovereign Press, une société qui publie notamment du matériel Dragonlance pour Donjons & Dragons sous licence Wizards of the Coast, puis crée en 2004 Margaret Weis Productions, une maison d’édition de jeux de rôle. connue pour plusieurs adaptations de licences de télévision et de cinéma.

Parmi les jeux édités par la société figurent notamment Serenity Role Playing Game, Battlestar Galactica Role Playing Game, Smallville Roleplaying Game, Leverage Roleplaying Game et Marvel Heroic Roleplaying.

Son travail a été reconnu dans le monde du jeu. Margaret Weis a été intronisée en 2001 au Origins Award Hall of Fame, qui distingue des personnalités ayant marqué l’histoire du jeu de rôle et du jeu de société.

Elle continue d’écrire régulièrement. Avec Tracy Hickman, elle est revenue ces dernières années à l’univers Dragonlance avec la trilogie Dragonlance Destinies, publiée à partir de 2022. C’est un retour officiel dans l’univers Dragonlance publié par Random House / Del Rey après plusieurs années sans nouveaux romans majeurs.

Le parcours de Margaret Weis illustre une période importante de la fantasy moderne, lorsque les univers issus du jeu de rôle commencent à produire leurs propres cycles romanesques. Ses livres ont contribué à populariser ces mondes auprès d’un public très large et restent, pour beaucoup de lectrices et de lecteurs, une porte d’entrée vers la fantasy liée aux jeux de rôle.



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Commentaires

5 réponses à “Margaret Weis”

  1. Avatar de Justin Busch

    Je dois avoir lu une belle douzaine de tomes signés Weis et Hickman — vraiment, leurs livres sont d’un niveau très haut par rapport aux « romans de la semaine » typiques de l’industrie.

    1. Avatar de scriiiptor

      Merci pour ce retour ! C’est intéressant d’avoir l’avis de quelqu’un qui en a lu autant. De mon côté, mon expérience est beaucoup plus limitée. J’ai surtout lu la trilogie des Chroniques de Dragonlance, et assez tardivement d’ailleurs, au début des années 2000. Et ça ne m’avait pas vraiment accroché.
      Mais je me demande toujours si ce n’est pas aussi une question de contexte de lecture. Dragonlance est quand même très lié à l’univers de Donjons & Dragons et à toute une époque de la fantasy des années 1980. Si on arrive dessus plus tard, avec d’autres références en tête, l’effet n’est peut-être pas le même.
      En tout cas, même si je n’ai pas été emporté par les romans, je trouve le parcours de Margaret Weis vraiment intéressant. Entre Dragonlance, ses autres cycles et ses maisons d’édition de jeux de rôle, elle a clairement compté dans l’histoire de la fantasy liée au jeu.
      Et ton commentaire donne presque envie de retenter la lecture avec un autre regard.

  2. Avatar de Patatedestenebres

    J’avoue n’avoir lu les romans Dragonlance que très tardivement, près de vingt ans après avoir démarré différentes campagnes rôlistes, sur Ansalon, mais surtout sur Taladas. Et le jdr est suffisamment fouillé pour se faire une idée du cadre et de l’ambiance, sans avoir lu les romans, qui lorsque je m’y suis mis, m’ont paru fades comme pas possible, sans aucun rythme ni enjeux passionnant, et avec des personnages insipides. Pourtant j’avais adoré la Rose du prophète, un peu moins les Portes de la Mort, qui avait pourtant un certain souffle épique, mais les romans Dragonlance… Mais je suis d’accord qu’avec ses maisons d’édition, elle aura su amener sa pierre à l’édifice, ou plutôt, son édifice à l’édifice, vue le catalogue bien sympathique, et malgré un jdr original, Sovereign stone, plus que moyen à mon goût.
    Bref, figure incontournable du loisir, voilà qui est bien clair! Merci pour la présentation, car j’ai toujours l’impression qu’elle n’est finalement pas si connue que cela.

    1. Avatar de scriiiptor

      Merci pour ton commentaire, c’est intéressant d’avoir ce retour. De mon côté, j’ai aussi découvert Dragonlance assez tard. Je crois que je les ai lus au début des années 2000, donc longtemps après leur sortie. Et, pour être honnête, je n’en garde presque aucun souvenir. Ni les personnages, ni l’histoire ne m’ont vraiment marqué.
      Je me souviens surtout que la lecture m’avait paru un peu pénible. Je m’étais forcé à continuer, sans doute parce que ces livres ont une telle réputation dans la fantasy liée au jeu de rôle que je voulais voir ce qu’il y avait dedans. Je ne suis même pas certain d’avoir terminé le troisième tome.
      À la même époque, je lisais aussi R. A. Salvatore (les aventures de Drizzt) et David Gemmell, et là il n’y avait clairement pas photo : ces romans m’emportaient beaucoup plus facilement.
      Du coup je me pose parfois la question. Est-ce que c’est la traduction française qui a vieilli ? Ou bien est-ce que les romans étaient déjà écrits dans un style très simple parce qu’ils accompagnaient au départ une gamme de jeu de rôle ? Difficile à dire.
      Et puis il y a peut-être aussi un facteur personnel : je ne suis pas joueur de Donjons & Dragons. Donc il est possible que je sois passé à côté d’une partie du plaisir, celui de retrouver à la lecture un univers que l’on a déjà exploré autour d’une table.
      Mais quoi qu’il en soit, comme tu le dis très bien, Margaret Weis reste une figure importante du loisir. Entre Dragonlance, ses autres cycles et les maisons d’édition qu’elle a créées, son influence sur la fantasy liée au jeu de rôle est assez évidente.

  3. Avatar de Anagrys

    J’avais lu la série des « Dragons » quand j’étais au lycée, mais il faut dire qu’à l’époque je lisais… beaucoup, et des auteurs variés (toujours dans la fantasy, faut pas déconner, et d’ailleurs autant des auteurs que des autrices, même si mes sœurs m’ont forcé à lire aussi du Flaubert, du Zola et même du Balzac pour le bac français…). Je serais incapable de citer les grands enjeux de l’histoire, mais je me souvient du personnage de Raistlin, il a donc dû être suffisamment mémorable pour moi.
    Dans les autres cycles du couple, j’ai beaucoup aimé les Portes de la Mort (même si les dragons du monde de l’eau m’énervent franchement… mais je crois que c’était le but !), et la Rose du Prophète m’avait bien plu aussi quand je l’avais lu. Ça remonte à loin, il faudra que je me lance dans des fouilles archéologiques dans ma bibliothèque pour voir si je les retrouve tous !
    Dans tous les cas, une très grande dame dans le milieu !