Mais comme c’était trop étonnant qu’on n’ait pas encore évoqué cette série qu’on croit connaître par cœur parce qu’on a le générique dans la tête depuis l’enfance, hein ?

K 2000 : une Trans Am noire qui file dans le désert, un scanner rouge qui balaie de gauche à droite, une nappe de synthétiseur, et cette voix off qui promet un héros des temps modernes, dernier recours des innocents. Eh oui, c’est de la série TV du samedi, un peu kitsch, avec David Hasselhoff, un univers étonnamment cohérent et franchement jouable.

Un flic mort, un chevalier ressuscité

Knight Rider (K2000 en VF) est créée par Glen A. Larson et diffusée sur NBC du 26 septembre 1982 au 4 avril 1986, soit 90 épisodes en quatre saisons. En France, elle arrive le 22 avril 1986 sur La Cinq, dans l’émission À fond la caisse, avant de tourner en boucle pendant des années sur TF1, M6 et d’autres chaînes. Et oui, encore une fois, un gros décalage temporel pour une série. Et pourtant en 1986, elle faisait encore très moderne.

Le pilote de la série pose un point de départ franchement plus sombre que l’image qu’on garde de la série. Michael Long, lieutenant-détective au LAPD et ancien du contre-espionnage au Vietnam, est trahi par une informatrice et reçoit une balle dans la tête. La plaque métallique posée dans son crâne après une blessure de guerre dévie le projectile, mais son visage est détruit. Officiellement, Long est mort. Wilton Knight, milliardaire mourant, le récupère sur une route du désert et le confie à sa fondation, la FLAG (Foundation for Law And Government). Chirurgie faciale, nouveau nom : Michael Knight, joué par David Hasselhoff, part mener la croisade de Wilton au service des plus faibles.

Il n’est pas seul. Devon Miles (Edward Mulhare), l’ami et confident de Wilton, prend la tête de la fondation et lui confie ses missions ; Bonnie Barstow entretient la voiture (remplacée en saison 2 par April Curtis, aux fonctions strictement identiques, à la suite de différends contractuels et artistiques) ; un semi-remorque sert de base mobile et d’atelier.

Et puis y’a KITT, la Knight Industries Two Thousand.

KITT, la vraie vedette

À la base, c’est une Pontiac Firebird Trans Am de 1982, retravaillée par le designer Michael Scheffe. D’après la page anglophone de la série, Larson voulait que sa voiture parlante ait un battement de cœur et a demandé à Scheffe un faisceau lumineux à l’avant, sur le modèle de celui des Cylons de Battlestar Galactica. D’où le fameux scanner.

KITT est une intelligence artificielle capable de conduire, de raisonner et de discuter, protégée par un blindage moléculaire mis au point par Wilton Knight, et bardée de gadgets : turbo boost pour sauter les obstacles, mode silencieux, conduite sur deux roues, sièges éjectables, lance-flammes, fumigène, épandeur d’huile. Le blindage encaisse presque tout, mais pas l’artillerie lourde, les roquettes, l’électricité ou certains acides.

C’est d’ailleurs ce blindage qui lâche au début de la quatrième saison : le Juggernaut, un engin adverse, parvient à le neutraliser et réduit KITT à l’état d’épave. La reconstruction amène un nouveau venu, Reginald Cornelius III, dit RC3. Mécanicien de Chicago, qui prête le garage de son père et embauche ses potes pour aider Bonnie à remettre KITT sur roues.

La voiture en ressort avec le mode Super Poursuite. RC3 rejoint ensuite la FLAG, prend le volant du semi-remorque et accompagne Michael sur le terrain jusqu’à la fin de la série. Il apporte un ton plus détendu que le très britannique Devon, avec en prime un petit gag récurrent : sa moto pourrie qu’il s’entête à retaper.

L’autre trouvaille, c’est KARR, le prototype raté. Conçu pour la Défense, il a été programmé pour sa propre préservation plutôt que pour la protection de la vie humaine. Rangé puis oublié après la mort de Wilton, il est réactivé par des voleurs dans Le prototype (saison 1) et revient dans Le retour de K.A.R.R. (saison 3). Autre couleur de carrosserie, scanner jaune et morale inverse.

Même logique de double côté humain : dans Goliath et Le retour de Goliath, Hasselhoff joue aussi Garthe Knight, fils criminel de Wilton, dont le visage a servi de modèle à celui de Michael.

La critique de l’époque a descendu la série, jugée creuse, voire ridicule. Le public, lui, en a fait un objet culte, prolongé par un téléfilm en 1991 (K 2000 : La Nouvelle Arme), la série Nom de code : TKR en 1997 et un retour en 2008.

Une Terre parallèle pour Mega

C’est là que ça devient intéressant pour Mega 5e Paradigme. Prenons K 2000 au pied de la lettre, comme une Terre voisine de la nôtre visitée par des Messagers Galactiques. Pas une parodie : une Terre des années 1980 apparemment banale, avec ses diners, ses petites villes du Sud-Ouest et ses magouilles locales, sauf qu’un milliardaire y a construit, dès 1982, une intelligence artificielle consciente et un alliage que rien n’entame.

Pour des Mega, la question vient toute seule : d’où sort la technologie de Wilton Knight ? Le blindage repose sur un composé secret dont il emporte la formule dans la tombe, et KARR montre que Knight Industries travaillait aussi pour l’armée. Une anomalie technologique de cette ampleur, sur une Terre qui n’a par ailleurs rien d’extraordinaire, c’est le genre de truc qui justifie une mission.

La structure de la série colle bien aux habitudes de jeu : une organisation discrète, un commanditaire qui briefe, une équipe technique qui répare entre deux interventions, des missions courtes et locales. La FLAG ressemble presque à une version terrienne et privée de ce que font les Mega eux-mêmes. Les PJ peuvent la croiser, s’en servir, ou découvrir qu’elle est infiltrée.

Pour aller plus loin

K 2000 (série télévisée), Wikipédia
KITT, Wikipédia

Découvrir Mega 5e Paradigme sur scriiipt.com

Cet article se déroule dans l’univers de Mega 5e Paradigme, un jeu de rôle où on incarne des Megas, des voyageurs capables de passer d’un univers à l’autre pour observer, comprendre et parfois sauver la mise, sans jamais tirer les premiers (le flingue, c’est pour l’ambiance). Direction la Guilde des Messagers, l’Assemblée Galactique, et un paquet de planètes plus ou moins civilisées, si ça vous parle pas encore, c’est le moment idéal pour changer ça.

Auteur/autrice

  • Le collectif scriiipt

    Scriiipt, c’est bien plus qu’un simple site web : c’est un collectif geek passionné, rassemblé autour de scriiipt.com, un espace incontournable pour les amateurs de culture rôliste, d’imaginaire foisonnant et de créations en tout genre. Ce collectif est animé par l’envie de partager, d’explorer, et de transmettre l’amour du jeu de rôle sous toutes ses formes, tout en ouvrant une porte sur des univers fantastiques, des récits captivants, et des sources d’inspiration infinies. Que vous soyez joueur expérimenté, conteur en quête d’idées, ou simple curieux, scriiipt.com est là pour tous, avec une dose de créativité et de fun à chaque détour.



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