Juin, et son lot d’appels du genre « tout le monde au front ». Le 18, forcément, ça pousse vers la Seconde Guerre mondiale, et juste la période donne envie de faire tourner des tas de jeux différents : Trauma, L’Appel de Cthulhu, Chroniques Oubliées Contemporain, Achtung!Cthulhu. Sauf que ça demande du boulot. Pas parce qu’on est feignants, mais parce qu’on aime couper les cheveux en quatre.

Et justement, Achtung!Cthulhu, on y revient souvent ces temps-ci, on en a même fait un article sur le blog. Le système 2d20, franchement, il est bon. Mais la partie historique, elle, laisse un peu à désirer. C’est joli, hein, vraiment bien fichu visuellement, mais il y a des coquilles et des imprécisions qui finissent par gêner quand on est du genre pinailleur. Ça fait le job, ça reste chouette à utiliser, mais le problème n’est pas le manque de temps pour écrire des scénarios : c’est l’imprécision sur la période, sur le matériel, sur des détails qui ne tiennent pas debout.
Et quand on veut faire jouer agréablement aussi bien des Français, des Polonais ou des Éthiopiens, ce genre de flou devient vite gênant. Donc on creuse, on vérifie, on corrige. Ça prend du temps, mais c’est le prix à payer pour du contenu qui tient la route. Bref, le 18 juin 2026, on l’a un peu manqué. Rendez-vous en 2027, paraît-il.

À côté de ça, la campagne Les Héritiers avance bien. On est en plein dedans, et le nombre de joueurs comme les difficultés augmentent, plutôt agréablement d’ailleurs. Le vrai casse-tête, c’est surtout de trouver des créneaux où tout le monde est dispo.
Et puis il y a les questions qui reviennent, increvables, sur la maîtrise. Comment on mène une partie, comment on devrait la mener, est-ce qu’il existe une « bonne façon » de faire ou si c’est juste un mythe qu’on se raconte pour se rassurer. Et même en admettant qu’elle existe, est-ce qu’on est seulement capables de l’appliquer un samedi soir avec cinq joueurs fatigués.
Spoiler : on n’a pas la réponse.
Mais on continue à se poser la question, ce qui est probablement plus sain que de prétendre l’avoir trouvée.

Sinon, la pile de jeux à faire tourner ne désemplit pas. Mega, Trauma, Vampire, et la liste continue. L’envie est toujours là, intacte, le temps un peu moins. Affaire à suivre, comme toujours.


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