Infolettre aléatoire n°1 de janvier 2026

Espions de la guerre froide, bases lunaires errantes, intercontinuum et Warp. Mission Impossible, Cosmos 1999, UFO, Moorcock et Warhammer nourrissent nos envies Mega. On interroge aussi le Mal, ses justifications, et l’idéologie d’Ayn Rand, qui attaque l’entraide. Multivers, failles, psykers, idéologies qui piquent, campagnes sombres en vue, pour bientôt maintenant.

Bonjour cher lectorat attentif de scriiipt, vous allez lire ici une énième expérimentation totalement aléatoire et hasardeuse de notre part. Pourquoi ?

Eh bien, parce que nous avions pas ma de choses à dire et à raconter, mais sans que cela n’ai de lien et aussi parce que sur le coup, ça ne nous a pas paru pertinent d’en faire plusieurs articles (comprenez donc qu’en fait on a eu la flemme).

Donc, ceci est une première infolettre de l’année, un peu comme on ouvrirait un carnet de notes resté trop longtemps fermé. Dedans, il y a des bouts de JDR, de SF, d’histoire, de parano, de philosophie politique, de figures du Mal, et pas mal de questions sans réponses claires.

Bref, ce qui nous traverse en ce moment.

Vous l’avez peut-être vu, mais on a rekiffé Mission Impossible, la série TV (merci Pluto). Et en replongeant dans Mission Impossible, version série des années 60, et en bricolant des contacts pour Mega, on est tombé sur Cinnamon Carter.

Cinnamon Carter

En discutant sur FB, un pote nous a fait une remarque toute simple et géniale : et si Cinnamon avait très bien pu quitter la Terre avec Rollin Hand pour rejoindre la Base Lunaire Alpha quelques années plus tard ? Et là, tilt !

Martin Landau  : Commandant John Koenig

Barbara Bain : Docteur Helena Russell

On s’est mis à regarder Cosmos 1999 comme une source d’inspiration directe pour Mega. Même ambiance d’organisation secrète, de tensions permanentes, mais projetée dans un autre univers parallèle où la Lune arrache ses amarres et dérive à travers l’intercontinuum.

En creusant l’histoire de la série, on a aussi découvert que Cosmos 1999 est souvent vue comme la suite indirecte d’une autre série, UFO. Et là encore, en cherchant un peu, on se dit que ça pourrait très bien dialoguer avec Mega. Des menaces qui dépassent l’entendement humain, des technologies en avance, des structures dans l’ombre qui luttent contre quelque chose de bien plus vaste qu’elles. Pas besoin de forcer beaucoup pour que les ponts se créent.

UFO, alerte dans l'espace

Autre sujet complètement à côté, mais finalement pas tant que ça, on lit en ce moment les trilogies Eisenhorn et Ravenor. Et on se demande s’il n’y aurait pas des choses à emprunter là-dedans pour nourrir d’autres univers, y compris Mega.

Trilogie Eisenhorn (Xenos - Malleus - Hereticus)
Trilogie Ravenor (Rencontres - Renaissance - Revelations)

Les psykers, le Warp, cette obsession des failles, des intrusions, des zones où la réalité se plisse et se déchire. Après tout, pourquoi les Megas ne se frotteraient-ils pas à des entités qui cherchent volontairement à provoquer des brèches, à créer des perturbations dans l’intercontinuum, à s’y nourrir ou à s’y répandre ? Des créatures pour qui ouvrir une faille serait un acte politique, religieux ou simplement vital. De belles bases de campagnes, sombres et vertigineuses.

On tourne aussi beaucoup autour du Mal. Pas le Mal de pacotille, pas le méchant de dessin animé. Mais le Mal tel qu’il se pense lui-même. Le fait que personne ne se vit comme “le salaud de l’histoire”.

Les bourreaux, les tyrans, les fanatiques, les idéologues se voient presque toujours comme des justes, des nécessaires, des lucides. C’est troublant, et c’est exactement ce qui rend ces figures intéressantes en fiction comme en jeu de rôle. Le Mal comme construction intime, comme récit qu’on se raconte pour pouvoir agir.

Et puis il y a Ayn Rand. Malaise persistant. Et je vous dit pas, les angoisses qu’elle nous file celle-là. Pas seulement ses romans, mais ce qu’ils révèlent. Le fait qu’une partie non négligeable de l’humanité pense sincèrement que l’altruisme, la solidarité, l’entraide, l’idée même d’un État protecteur, sont des choses à combattre. Que l’égoïsme serait une vertu, et la compassion une faiblesse.

Ce n’est pas juste une posture littéraire. C’est un imaginaire politique qui a gagné, qui structure des discours, des politiques, des visions du monde. Et quand on regarde ça avec un minimum d’empathie sociale, oui, ça pique.


Le multivers

Et pour couronner le tout, on a cette envie persistante de revenir au multivers façon Moorcock. Pas juste citer Elric pour le folklore, mais aller vraiment chercher ce qu’il y a derrière. L’équilibre instable, les forces cosmiques en lutte, les champions malgré eux, les mondes qui se répondent, se contaminent, se déforment. Faire du Moorcock en JDR, pour de vrai, avec quelque chose de plus radical, de plus étrange, de plus tragique que ce que les jeux classiques ont proposé jusqu’ici.

Des espions de la guerre froide aux lunes errantes, du Warp aux intercontinuum (c’est comme ça qu’on dit ?), des idéologies qui se disent rationnelles aux figures du Mal qui se pensent justes. Tout ça se mélange dans nos têtes, dans nos lectures, dans nos envies de jeu et d’écriture.

On continue d’explorer, de douter, de relier les points.

Et on partage.

À très vite dans les prochains textes.


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Commentaires

2 réponses à “Infolettre aléatoire n°1 de janvier 2026”

  1. Avatar de NaplamGlop
    NaplamGlop

    Ça m’a donné envie de revoir Cosmos 1999…

    1. Avatar de scriiiptor

      On en reparle bientôt de cette série… ça nous a donné envie de la revoir en entier aussi.