On doit sans doute quelques mots aux lectrices et lecteurs qui suivent scriiipt.
Le ton est sombre en ce moment. Oui. Très sombre. Ce n’est ni une stratégie ni un virage calculé. C’est un état.
Un deuil diffus qui s’éternise, une fatigue morale, une lucidité qui ne débouche sur rien de confortable.

On se rend compte aussi d’une chose, et on en est vraiment désolés : on partage peu. Très peu.
Il y a des articles publiés sans annonce1, sans relais, parfois presque cachés.
Par moments, scriiipt ressemble plus à un carnet laissé ouvert qu’à un site qui appelle des lecteurs. Ce n’est pas du mépris, ni du secret volontaire. Juste un manque d’élan. On n’a pas l’esprit à la fête.

Et soyons honnêtes : on ne l’aura sans doute jamais vraiment.
Ce n’est pas dans nos habitudes, ni dans notre tempérament. Le mood du moment penche clairement plus du côté d’Ambrose Bierce et d’Edgar Allan Poe que de quoi que ce soit de lumineux.
Et encore, Poe pourrait presque passer pour un joyeux optimiste vu d’ici.

Ça ne nous empêchera pas d’écrire ni de publier. Au contraire.
Mais on le fera discrètement, sans chercher à convaincre, à rassurer ou à enjoliver. Avec beaucoup d’amertume, de déception, et une colère froide face à une humanité capable du pire tout en continuant à se raconter de jolies histoires.

On reste fermement opposés à la peine de mort. Mais on ne va pas prétendre ne jamais ressentir ce malaise profond face à l’impunité et à la longévité de certains personnages profondément toxiques.
Écrire ici, aujourd’hui, ce n’est pas offrir de l’espoir clé en main. C’est refuser le mensonge. Refuser la simplification. Refuser de rendre ça digeste.
Merci à celles et ceux qui continuent de lire, même quand c’est inconfortable. On comprend parfaitement celles et ceux qui passent leur chemin.
- NDLR : et oui, on vous avait prévenus. Mais c’est certain qu’on a abusé un peu ces derniers temps. Sans s’en rendre compte on a volontairement bloqué le partage d’articles, et même la notification par mail. Même l’article que vous lisez en ce moment, il ne sera pas simple de le retrouver si vous mettez cet e-mail à la corbeille. ↩︎

Commentaires
8 réponses à “Note noire, sans fanfare”
*hug*
Big hug à vous aussi en retour 🙂
De tout cœur avec vous !
Courage ! En fait non, pas courage. Mais comme un air de discussion entre le guerrier et son cocher dans la Bhagavad-Gita .
Pas oublier aussi qu’au fond de la boîte de pandore y a Elpis.
Amitiés ❤️ et gros bisous virtuels à vous toutes et tous
Merci beaucoup, l’année a pas été simple. Content que ça soit fini, même si pas tant d’espoir que ça. Elpis et Pandore demandent une analyse poussée pour savoir si oui ou non. Est-ce qu’elle est scellée définitivement dans la boite et hors de portée ou est-ce que c’est encore un des maux à venir ? La question se pose.
Bises à tout le monde, on vous envoie tout plein de bonnes vibrations pleines de douceur et de tendresse…
Un pas dans la sombre réalité, un pas dans le monde rêvé, c’est aussi une manière d’avancer sans se faire d’illusion, mais aussi sans se priver de petits plaisirs glanés ci et là…
Parfois même juste de râler ça fait aussi parti des petits plaisirs. ça fait du bien de râler et de pester.
Nous cheminerons avec vous, même si nous avons des fois différentes car finalement dans la forêts vierge primordiale nous sommes tous aveugles.
A l’ombre des peines et des maux nous cheminons tous. Forts contre l’adversité, veillant sur les moins forts. Poursuivons notre route, même si elle est sinueuse et tortueuse, merci d’être avec nous.