La forêt ne promet rien.
Elle n’accueille pas. Elle ne guide pas. Elle est là, compacte, indifférente. Les arbres se tordent comme des silhouettes fatiguées, figées dans une attente qui n’aboutira pas. La lumière existe encore, quelque part au-dessus, mais elle n’atteint plus vraiment le sol.
Ici, rien n’explique. Rien ne console.
On avance parce qu’on est déjà dedans.
Ce n’est pas un lieu hostile. C’est pire que ça.
C’est un lieu qui n’a pas besoin de toi.
La forêt ne juge pas l’humanité. Elle la regarde passer, puis elle referme lentement ses branches. Comme si rien n’avait jamais compté.


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