La chaise attend.
Elle est placée sous la lumière comme une accusation. Pas pour s’asseoir confortablement. Pas pour discuter. Juste pour être là. Pour recevoir ce qui doit tomber. Questions, jugements, aveux, silences. Peu importe.
Le lieu est mort depuis longtemps. Les murs ont tout entendu. Ils n’ont rien retenu. Les tags s’effacent, le béton s’effrite, mais la scène reste prête. Toujours.
Personne ne viendra expliquer.
Personne ne dira que tout ira bien.
La chaise n’est pas un espoir.
C’est un rappel.
Ici, on ne promet rien.
On constate.


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