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La cité maya de Ox Te’ tuun (Calakmul)

Ox Te’ tuun, connue aujourd’hui comme Calakmul (qui s’orthographie également Kalakmul) est le nom de l’une des plus anciennes et des plus puissantes cités mayas découvertes dans les basses terres.

Ox Te’ tuun

Elle est située sur les 7 200 km2 de la réserve de biosphère de Calakmul dans l’État mexicain de Campeche, au fond de la jungle de la grande région du bassin du Petén, au centre de la péninsule du Yucatán, à 35 km au nord de la frontière du Guatemala.

Le glyphe-emblème de Calakmul.

Dans les temps anciens le cœur de la ville était connu sous le nom d’Ox Te’ tuun. Cette puissante cité maya fut habitée pendant plus d’un millénaire, avant d’être engloutie par la jungle après son abandon. À son apogée, Calakmul administrait un vaste domaine marqué par l’inscription largement répandue de son glyphe-emblème, qui est caractérisé par le signe de la tête de serpent et qui se lisait Kaan.

Calakmul était le siège de ce que l’on a appelé le Royaume du Serpent. Ce Royaume du Serpent a régné, comme Tikal, au cours de la plus grande partie de la période classique. On estime que Calakmul elle-même avait une population de 50 000 personnes et contrôlait des localités situés à une distance allant jusqu’à 150 km.

Il existe 6 750 structures anciennes identifiées à Calakmul, dont la plus importante est la grande pyramide du site. La structure a plus de 45 m de haut, ce qui en fait une des plus hautes pyramides de la civilisation maya. Quatre tombes ont été localisées dans la pyramide.

Comme de nombreux temples ou pyramides de Mésoamérique, la pyramide de Calakmul s’est agrandie en s’appuyant sur le temple existant pour atteindre sa taille actuelle. La superficie du monument central de l’architecture maya est d’environ 2 km2 et l’ensemble du site, couvert essentiellement d’un habitat résidentiel dense, est d’environ 20 km2.

Cyrus Longworth Lundell

Redécouverte par exploration aérienne par le biologiste Cyrus Longworth Lundell de la Société mexicaine d’exploitation Chicle le 29 décembre 1931, son existence a été signalée à Sylvanus Morley de l’Institut Carnegie à Chichén Itzá en mars 1932. Selon Lundell, qui a baptisé le site, « « ca » en Maya, signifie « deux », « lak » signifie « à côté », et « mul » signifie une colline ou une pyramide artificielle, de sorte que « Calakmul » est la « ville des deux pyramides adjacentes » ».

[source]

Les Mayas

La civilisation maya est une ancienne civilisation de Mésoamérique principalement connue pour ses avancées dans les domaines de l’écriture, de l’art, de l’architecture, de l’agriculture, des mathématiques et de l’astronomie. C’est une des civilisations précolombiennes les plus étudiées avec celles des Aztèques et des Incas.

Elle occupait à l’époque précolombienne un territoire centré sur la péninsule du Yucatán, correspondant actuellement à une partie du sud du Mexique, au Belize, au Guatemala, au Honduras et au Salvador.

Les Mayas sont demeurés ignorés des chercheurs jusqu’au début du XIXème siècle. La forêt avait repris ses droits sur la plupart de leurs cités, et, peu après la conquête espagnole, aux XVIème et XVIIème siècles, les prêtres européens avaient brûlé la quasi-totalité des livres en écorce de figuier laissés par les Mayas. Seuls quatre d’entre eux ont été retrouvés.

Inspiration

Quand vous lisez que la plupart de ces monuments Mayas étaient quasiment inconnus avant 1930, et bien vous pouvez vous dire qu’il y a beaucoup de matière à partir à l’aventure.

En effet, la forêt à englouti la plupart des structures, et la civilisation Maya est encore peu connue…

Pyramides perdues dans la jungle, et cultes basés sur les sacrifices humains, voilà qui doit vous envoyer directement dans le royaume des aventures pulp.

Par Iso

Tenancier et créateur de scriiipt.com
Rôliste de très longue date et amateur de fantastique.
Rien à ajouter.

Une réponse sur « La cité maya de Ox Te’ tuun (Calakmul) »

La compréhension de l’écriture des langues maya est aussi une aventure.

À quinze ans, durant ses vacances d’été, David Stuart officie comme épigraphiste à l’occasion de fouilles archéologiques, et réalise une découverte déterminante qui fera évoluer la connaissance de la langue maya et son déchiffrage : un même phonème (son) peut être écrit de plusieurs manières différentes. Ainsi la complexité des glyphes mayas apparaît mieux : un seul glyphe peut comporter un logogramme (idéogramme) et un morphème lui-même s’écrivant de plusieurs façons possibles.

Arte avait diffusé un documentaire sur le déchiffrement des glyphes maya, c’est passionnant.

https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Stuart_%28mayaniste%29?wprov=sfla1

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