Voici la suite des articles d’aventures balistiques spécialement dédiés à Chronique Oubliées Contemporain.

Après avoir vu les généralités sur les armes (anciennes ou pas), nous avons abordé les flingues et pétoires du 16ème siècle, puis les armes à silex dans la troisième partie.

Dans ce quatrième article nous allons voir les armes qui ont techniquement succédé aux armes à silex. Enfin, succédé c’est vite dit, car dans les faits, on trouvera les deux en même temps pendant encore presque toute la première moitié du 19ème siècle.

Les armes à platine à percussion

La platine à percussion (ou à piston) fut créée à la suite de l’invention en Europe tout au début du 19ème siècle (vers 1808) de l’amorce au fulminate de mercure. Ce système, qui utilisait la même mécanique que la platine précédente (à silex), se différenciait par la forme du chien qui perdit son système de mâchoires au profit d’un embout qui venait frapper une amorce placée sur la cheminée (qui venait à la place du bassinet) et qui enflammait instantanément la poudre dans la culasse.

Recharger une arme à feu à percussion nécessite le même temps de chargement qu’une arme à feu à silex, mais est un peu plus fiable (même par mauvais temps), précise et solide. L’invention du système à percussion va permettre la multiplication des armes à canons multiples, à barillet et faciliter également le chargement de cartouches toutes prêtes (même si elles sont encore en papier).

Les armes de l’Ouest

Dans les exemples ci-dessous vous trouverez surtout des armes qui vont fleurir dans aux USA tout au long du 19ème siècle. La plupart seront massivement utilisées lors de la Guerre de Sécession (1861-1865)

La poivrière

Une amélioration notable des pistolets à canons multiples qui apparaissent à la fin de l’ère du silex, une poivrière fait pivoter le barillet au moyen d’un mécanisme d’armement dans la détente, permettant l’utilisateur de tirer plusieurs fois sans recharger.

Ces armes impressionnaient du fait de leur manque de fiabilité : on ne savait jamais si tous les coups risquaient de partir en même temps.

Derringer

Ce pistolet à canon court est conçu pour tenir facilement dans une poche ou un sac à main et pour fournir une défense personnelle à très courte portée.

Henry Derringer a conçu l’arme originale, rapidement copié par des dizaines de concurrents. Ces armes existent en un ou deux canons, plus rarement en quatre canons.

Navy Revolver

Il s’agit d’une des premières conceptions de Colt à être produite en grand nombre, le «Old Navy» est représentatif des armes de moyen calibre de l’époque.

Ici vous avez un exemple (moderne) de comment on peut essayer de gagner du temps dans le rechargement d’un revolver à percussion… Et même temps comme ça vous pourrez constater que ce n’est pas si simple à faire dans le feu de l’action…

Revolver LeMat

Cette arme inhabituelle est un revolver avec un barillet à neuf coup avec un second canon central (Calibre .63) conçu pour tirer de la grenaille à bout portant.

Basculer l’arme entre les modes de tir est une action libre, mais l’arme ne peut changer qu’une fois par tour. Il est populaire parmi les officiers de l’armée confédérée.

Le revolver LeMat a été produit aux États-Unis (1859), en Belgique (1862), en France (1864), et au Royaume-Uni (1865). On estime qu’il a été produit un total de 2 900 revolvers LeMat entre 1856 et 1865, ce qui en faisait donc une arme redoutée, mais rare.

Colt Army

Peut-être le meilleur exemple de pistolet à percussion, le revolver 1860 « New Army » de Colt est apprécié par les tireurs dans les années 1890 en raison de son excellente portée.

Fusil-Mousqueton

Il y eu de nombreux fusils standards dans l’infanterie durant la Guerre civile américaine, c’est la dernière fois que des fusils à chargement par la bouche seront produits en grand nombre aux États-Unis. Un certain nombre de ces armes sont des silex qui ont été convertis pour le système à percussion.

Comme vous voyez, il vaut mieux être debout pour recharger, et avoir à portée de main tous les outils, balle, poudre, doseur de poudre, etc…

Fusil Revolver Colt

L’adaptation du système Colt n’est pas très efficace ni réussie pour un fusil, malgré plusieurs tentatives pour convaincre le Gouvernement des États-Unis d’en acheter pour le rendre réglementaire.

Fusil à deux canons de calibre 12

Ce descendant du tromblon a peu changé depuis son introduction. Il tire de petites balles de plomb, ou n’importe quels petits trucs qui pourraient être à portée de main.

Fusil à aiguille Dreyse

L’ancêtre de tous les fusils à verrou, le fusil à aiguille prussien a un verrou pour ouvrir et fermer la chambre de la culasse. Le nom de l’arme dérive du long percuteur qui passe à travers la cartouche en papier pour frapper l’amorce et tirer la balle. Le fusil Chassepot français (développé en 1863) est similaire mais légèrement plus fiable, et sa portée est plus longue (60 mètres).

Carabine Sharps

C’est un excellent fusil à chargement par la culasse, devenu célèbre lors de la guerre civile américaine. En dépit d’être une arme à seul coup, cette carabine sera largement utilisée dans l’ouest après la guerre.

Table des armes à percussion

Plus d’informations ici

Tables des armes à percussion – COC (135 téléchargements)

Des illustrations et des infos ici aussi sur les armes de la Période Victorienne (mais on y reviendra)

Ah, au fait vous pouvez cliquer sur l’image pour télécharger le pdf complet, avec tout plein d’armes dedans…

Publié par scriiipt

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