Les annĂ©es 80 et le genre Fantasy, ça a Ă©tĂ© beaucoup de barbares en pagne, mais il y a eu aussi de la magie et de la fĂ©erie. Legend n’a probablement pas marquĂ© les esprits lors de sa sortie cinĂ© en 1985, mais on peut tout de mĂȘme aujourd’hui le mettre dans notre [top fantasy].LegendposterEn 1985, au moment de la sortie cinĂ©ma de Legend, Ridley Scott est un rĂ©alisateur qui commence Ă  compter, mĂȘme si parmi ses films prĂ©cĂ©dents tous n’ont pas eu le succĂšs escomptĂ© (Les Duellistes en 1977, Blade Runner en 1982).

Legend est un conte de fĂ©es sombre et a Ă©tĂ© dĂ©crit comme un retour Ă  des fables plus originales et parfois dĂ©rangeantes issues de la tradition orale des temps anciens avant que la lecture et l’Ă©criture ne soient trĂšs rĂ©pandues.

L’idĂ©e de dĂ©part

Ridley Scott aurait eu l’idĂ©e de Legend aprĂšs le tournage en France des Duellistes (en 1977), alors que certains de ses projets, dont un Tristan et Yseult, ne se concrĂ©tisent pas. Il prĂ©fĂšre se concentrer sur Alien le 8Ăšme passager (et il a eu bien raison). Souhaitant dĂ©velopper son idĂ©e de conte mythologique.

Apparemment Scott voulait faire un film façon « Il Ă©tait une fois », et qui parle de merveilleux, de princesses et de gobelins. Il se replonge alors dans cette littĂ©rature, notamment les contes des frĂšres Grimm. Ridley Scott souhaite cependant que le scĂ©nario soit original et basĂ© sur aucune histoire connue. Il dĂ©couvre alors l’Ɠuvre de William Hjortsberg, qui a dĂ©jĂ  plusieurs Ă©bauches de scĂ©narios. L’auteur est d’emblĂ©e sĂ©duit par l’idĂ©e du rĂ©alisateur.

Ils Ă©voquent alors le film La Belle et la BĂȘte de Jean Cocteau comme influence. En janvier 1981, peu de temps avant le dĂ©but du tournage principal de Blade Runner, Scott et Hjortsberg passent cinq semaines Ă  Ă©laborer une histoire, provisoirement intitulĂ©e Legend of Darkness. Une fois Blade Runner achevĂ©, le rĂ©alisateur revient sur le projet et avec le scĂ©nariste procĂšde Ă  de nombreuses réécritures.

Bien que n’Ă©tant pas un succĂšs commercial lors de sa sortie, il a remportĂ© le prix de la British Society of Cinematographers en 1985 pour le photographie d’Alex Thomson, ainsi que plusieurs prix : Academy Award for Best Makeup ; L’AcadĂ©mie de Science Fiction, Fantasy & Horror Films Prix Saturn du meilleur maquillage ; BAFTA Awards pour le meilleur design de costumes, meilleur maquilleur, meilleurs effets spĂ©ciaux ; DVD Exclusive Awards ; et prix des jeunes artistes.

Depuis sa crĂ©ation et la sortie de l’édition Director’s Cut, le film est devenu un classique, et de nombreux critiques ont reconnu que la version du rĂ©alisateur Ă©tait de loin supĂ©rieure Ă  la version cinĂ© amĂ©ricaine.

L’histoire

Le résumé

Dans un monde imaginaire oĂč la paix et l’harmonie sont maintenues grĂące Ă  la magie d’un couple de licornes, vivent la princesse Lili (Mia Sara) et Jack (Tom Cruise), un jeune homme pour qui la nature semble ne pas avoir de secret.

Dans cette contrĂ©e, le dĂ©mon Darkness (Tim Curry) , tapi dans l’obscuritĂ©, n’attend qu’une occasion pour s’emparer des licornes et les tuer, ce qui engendrera une nuit Ă©ternelle. Les gobelins, ainsi que l’amour que Jack porte Ă  sa princesse lui seront d’une grande aide.

Jack, avec l’aide de lutins et d’une fĂ©e capricieuse, devra tout faire pour rĂ©tablir ce qu’il a contribuĂ© Ă  dĂ©truire, et ce avant qu’il ne soit trop tard…

Ça commence comme ça

Afin de plonger le monde dans une nuit éternelle, Darkness envoie le gobelin Blix (Alice Playten) en mission pour tuer les licornes qui gardent la lumiÚre et lui apporter leurs cornes.

Blix et ses collĂšgues Pox (Peter O’Farrell) et Blunder (Kiran Shah) suivent la princesse Lili et son ami Jackdans la forĂȘt et jusque dans le refuge des licornes. Lorsque Lili distrait l’Ă©talon en le caressant, Blix le blesse avec un dard empoisonnĂ© et les licornes s’enfuient. Lili fait la lumiĂšre sur les craintes de Jack, Ă  savoir qu’elle a enfreint la loi de la forĂȘt en touchant les animaux sacrĂ©s et lui lance un dĂ©fi en lançant sa bague dans un lac, dĂ©clarant qu’elle Ă©pousera quiconque la trouvera.

Alors que Jack plonge aprĂšs l’anneau, les gobelins trouvent l’étalon mourant et coupent sa corne. Un hiver apocalyptique s’en suit alors ; Lili s’enfuit de terreur et Jack est Ă  peine capable de percer la surface du lac maintenant gelĂ©.

A noter qu’il existe des fins alternatives :

‱ Dans la version director’s cut, Lili se rĂ©veille avec Jack essayant de la convaincre qu’elle ne fait que rĂȘver, mais elle n’est finalement pas convaincue. Ils avouent leur amour l’un pour l’autre, mais rĂ©alisent qu’ils vivent dans deux modes de vie diffĂ©rents, ce qui amĂšne Lili Ă  demander une relation purement platonique. Jack, satisfait de cette demande, accepte. Lili retourne chez elle pour assumer ses responsabilitĂ©s, promettant de lui rendre visite Ă  nouveau. Jack s’enfuit joyeusement au coucher du soleil, saluĂ© par les fĂ©es de la forĂȘt et les licornes.

‱ Dans la version cinĂ© amĂ©ricaine, Jack et Lili s’assurent mutuellement de leur amour et regardent les licornes se rĂ©unir, et elles s’enfuient ensemble dans le coucher du soleil, saluĂ©es par les fĂ©es de la forĂȘt et les licornes. Darkness les regarde depuis le vide, en riant.

‱ La version europĂ©enne se termine aussi avec Jack et Lili qui se lancent dans le coucher du soleil, mais sans la derniĂšre apparition de Darkness.

De ce film que je me regarderai bien a nouveau voici ce dont je me souviens et qui font que j’en ai encore de trĂšs bons souvenirs :

Darkness, jouĂ© par Tim Curry… Juste Ă©norme, impressionnant, chacune de ses apparitions sont un rĂ©gal. Sans ce personnage ainsi interprĂ©tĂ©, le film n’aurait absolument pas la mĂȘme saveur, et serait dĂ©jĂ  oubliĂ© depuis longtemps…

Petites anecdotes sur le tournage : Ridley Scott a voulu Curry dans Legend aprĂšs l’avoir regardĂ© dans Rocky Horror Picture Show, pensant qu’il Ă©tait idĂ©al pour jouer le rĂŽle de Darkness. Il fallait cinq heures et demie pour appliquer le maquillage nĂ©cessaire pour Darkness sur Curry et, Ă  la fin de la journĂ©e, il passait une heure dans un bain pour liquĂ©fier l’espĂšce de latex. À un moment donnĂ©, Curry devint tellement impatient et claustrophobe qu’il enleva le maquillage trop rapidement, arrachant sa propre peau.

Gump joué par David Bennent, le personnage est insupportable, surjoué par Bennent, mais finalement trÚs savoureux.

Oona la fée

C’est vraiment comme ça que je m’imagine les fĂ©es.  On ne reverra jamais trop l’actrice Annabelle Lanyon sur des productions connues (en France), mais sa frimousse ne peut que marquer les esprits.

 

La scĂšne de la danse

Vraiment superbe cette scĂšne ou la Princesse Lili est sĂ©duite par les cadeaux de Darkness, et fini par danser avec la robe… C’est Ă  ce moment oĂč en effet on voit l’hommage bien marquĂ© Ă  Jean Cocteau (La Belle et la BĂȘte)



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