Gobelin qui s’en dédit

gobelin qui s'en dédit

En mai 2019, Gobelin Qui s’en Dédit (un jeu de rôle) réussissait son financement sur la plateforme Ulule… Un jeu qui mérite que l’on s’y attarde.

Le jeu de rôle Gobelin Qui s’en Dédit est finalisé, imprimé et peut désormais être livré… enfin, dès que le confinement dû au Covid-19 sera terminé.

Gobelin Qui s'en Dédit

Nous avons eu la chance de recevoir le jeu juste avant que tout ne soit bloqué, et nous avons tout loisir de le tester et de vous donner notre avis.

Le pitch de GQD !

Tu en as marre de jouer les preux chevaliers, de sauver les demoiselles en détresse, de défendre la veuve et l’orphelin ? Tu veux enfin pouvoir trahir tes amis, les piller, les écorcher, les manger, les dépecer, les empaler, balancer des insultes à tout-va, et tout ça dans n’importe quel ordre ? VOILÀ, C’EST ÇA, GQD ! Enfin un jeu de rôle où tu peux être méchant.

Que dit la 4ème de couv’ ?

Gobelin Qui s'en Dédit

Vous en avez assez des jeux trop sérieux ? Ou alors des systèmes de jeux trop complexes vous ennuient ? Vous avez envie de vous essayer à la narration et à la création de scénarii mais ne savez pas par où commencer ? Ou tout simplement, vous voulez juste vous défouler et arrêter d’être une bande d’aventuriers à l’armure étincelante et au regard fier ?

Je vous présente Gobelin Qui s’en Dédit !

Dedans, vous jouez les pires raclures de fonds de tonneaux, des joyeux monstres qui feront tout pour satisfaire les moindres désirs de leur maître adoré qui les fera catapulter littéralement vers une mission suicide où un grand nombre de créatures laisseront leur vie. Mourir n’est pas obligatoire, mais c’est commun !

Pas de soucis, le système de création de personnage est très rapide, on se s’embarrasse pas de caractéristiques compliquées, de backstories ronflantes, il suffit juste de lancer trois dés, regarder un petit tableau, faire une petite addition et c’est bon ; le MJ a juste à trouver le meilleur moyen pour vous remettre en jeu !

Un fort bel ouvrage !

Gobelin Qui s’en Dédit est un jeu de rôle édité par Posidonia Editions. Le jeu a été commis par Gauthier Lacourte et Yannick Perriraz, avec les exquises illustrations de Thibaut Trincklin. Il ne coûte que 40 € pour 272 pages tout en couleur (au format A5)…

Gobelin Qui s'en Dédit
Voilà ce que vous pouvez aussi avoir sur le site ou si vous avez participé au financement : le livre de base, le livre du joueur, les dés spéciaux et l’écran.

Et que trouve-t-on au sommaire ?

Le sommaire de Gobelin Qui s'en Dédit

Le Livre du joueur : 36 pages qui vous donnent ce qu’il faut pour connaitre l’univers du jeu, la création de personnage et les règles du jeu… Mais ce n’est pas tout, parce que les règles incluent aussi la magie. Et ce chapitre essentiel s’achève avec quelques points de règle hyper important et qui donnent à GQD le petit truc en plus :

  • Le bonus de Style ;
  • Les points de Gros Bâtard ;
  • La corruption du MJ.
Gobelin Qui s'en Dédit

En gros, les points de style vont récompenser le roleplay, les actions et inventions drôles des PJs. Les Points de Gros Bâtard concernent le MJ : à chaque fois que les PJs utilisent leurs Points de Chance ou Bonus de Style pour se faciliter la tâche, le MJ gagne un Point de Gros Bâtard… qu’il va utiliser pour pourrir la vie des PJs…

Gobelin Qui s'en Dédit

Le Livre du Maître : C’est le reste des chapitres avec plus de 200 pages… On y trouve les conseils pour le Meneur de Jeu :

  • Comment expliquer GQD pour les nuls
  • Un scénario c’est quoi
  • L’insertion des joueurs (dans le jeu)
  • Les seuils de réussite
  • Les ennemis
  • Objets
  • Magie et sortilèges
  • Quelques idées de lieux fixes et PNJ
    • C’est donc là que vous trouverez une galerie de monstres (a priori des alliés…) et de « bons » (les gentils, qui sont donc les adversaires des PJs)
  • Le tout se termine par deux scénars complets, des amorces de scénario, et un générateur de scénar.
Gobelin Qui s'en Dédit

Les règles, un truc vraiment simple…

Dans GQD, les règles sont au service du fun

Gobelin Qui s'en Dédit

Résoudre une action ? Les actions se font au D100, si le résultat est trop bas, vous risquez un échec critique pour vous-même et éventuellement pour tout le groupe. Si c’est une réussite critique, ben c’est bien pour vous et éventuellement pour la bande.

A savoir : on peut utiliser des Points de Chance pour demander à relancer n’importe quel lancer (le sien, ou celui du MJ).

Pour les combats : Les attaques se font au D10x2 et Les défenses au D20. Le plus gros score l’emporte.

Bon, après il y a bien quelques subtilités, toutes au service de la jouabilité dans la bonne humeur… Y compris la possibilité de corrompre le MJ… Pour de vrai ! Pas avec des points virtuels, non, en lui donnant des chips, des gâteaux, ou tout autre truc qu’il ou elle aime.

Un avis très subjectif

Je ne vous cache pas que j’ai adoré le jeu. Pour plein de raisons. Le ton de l’ouvrage qui sort un peu des sentiers battus, le livre est écrit comme on parle, et on y parle en s’adressant directement au lecteur.

GQD c’est peut-être un peu orienté Medieval fantastique, mais il est aussi fait pour être adapté à n’importe quel univers où les sbires de base se font poutrer à la pelle.

Cette idée de jouer les méchants habituels qui se font démolir est très drôle parce qu’elle permet de prendre du recul par rapport au perso.

J’ai tout de suite pensé au jeu de rôle Paranoïa. Les scénar font 30 pages, mais ça part en vrille dès l’introduction. Ce sont les idées des joueurs qui vont faire avancer le délire dans un sens ou un autre. Plus il y aura de lancer de dés, et plus les risques de faire des échecs critiques seront élevés.

L’inspiration ?

Trouver des idées inspirantes ne devrait pas être très compliqué. En fait, la plupart des jeux sérieux peuvent partir en vrille dès que les joueurs se liguent avec un esprit de déconne. Ici, avec GQD, c’est fait pour. Vous pouvez recycler tous vos scénars de jdr classiques simplement en changeant le point de vue. Les PJs vont incarner les larbins.

D’ailleurs en causant de larbins, je vous recommande fortement de vous inspirer de la saga de jeu vidéo Overlord. On y joue un seigneur du mal qui mène à la baguette sa troupe de larbins. Vous allez pouvoir utiliser pour GQD tout ce que vous y trouverez dedans.

On également s’inspirer de Kaamelott ou de Sacré Graal… Pour rester dans le medfan un peu délire…

Mais rien n’empêche de faire du Star Wars… les Stormtroopers feraient une belle brochette de gagnants (comme Robot Chicken l’a fait)

Vous pouvez avec Gobelin Qui s’en Dédit parodier n’importe quel film ou série en choisissant de faire interpréter les méchants par les joueurs : Terminator, Alien, Le Seigneur des Anneaux, Gremlins, Mad Max, etc…

Une règle essentielle à respecter : il faut que cela soit drôle et bon enfant. En effet, jouer les méchants ne doit pas signifier « faire des trucs méchants gratuitement ». Et si on peut jouer avec les plus jeunes, il faudra néanmoins prendre garde au thème du scénar et au vocabulaire utilisé, tout comme il est vivement déconseillé les situation scabreuses.

Pour jouer avec les plus petits, les bonnes inspirations sont à aller chercher du coté des Lapins Crétins ou des Minions de Moi Moche et Méchant. Les Daltons aussi peuvent aussi donner de belles parties de rigolade.

Un jeu que l’on recommande très fort !

Par Iso

Tenancier et créateur de scriiipt.com Rôliste de très longue date et amateur de fantastique. Rien à ajouter.