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[Inspiration] Brigadoon

Dans les Highlands d’Écosse, deux Américains venus chasser découvrent un village, Brigadoon, frappé d’une malédiction qui le fait n’exister qu’un jour par siècle.

Je n’aurais jamais cru aborder une comédie musicale comme source d’inspiration, mais Brigadoon de Vincente Minelli… c’est différent…

Je ne vais pas faire durer le suspens trop longtemps et à la lecture du résumé de l’histoire vous allez vite comprendre l’intérêt.

Le synopsis de Brigadoon

Dans les Highlands d’Écosse, deux Américains venus chasser se perdent et découvrent un village, Brigadoon, frappé d’une malédiction (un « miracle », pour ses habitants) qui le fait n’exister qu’un jour par siècle. Les habitants du village vivent donc au milieu du 18ème siècle. L’un des deux voyageurs, Tommy (Gene Kelly), s’éprend d’une jeune habitante de ce village, Fiona (Cyd Charisse). Celle-ci ne peut quitter le village pour l’accompagner à New York où il vit : si un seul habitant du village s’éloigne, Brigadoon restera à jamais dans les ténèbres.

Brigadoon
Cyd Charisse et Gene Kelly

Un joli conte de fées

Brigadoon, c’est un peu comme un joli conte de fées. La comédie musicale (opérette comme on disait alors) est née à Broadway en 1947, puis portée sur grand écran en 1954 par Vicente Minelli.

C’est plein de danses et de chants et tout ça, c’est filmé entièrement en studio avec des décors artificiels.

Brigadoon

Mais en fait, c’est beaucoup plus sombre que cela… Si vous visionnez Brigadoon en ayant cela à l’esprit vous vous en rendrez assez vite compte.

Tout d’abord, Brigadoon, ressemble à un rêve, une illusion sortie du temps. En 1754 (ou 1747 ça dépend), l’ancien pasteur du village a voulu protéger ses habitants des sorcières. Il a demandé un miracle à Dieu, et ainsi le village disparaît et ses habitants s’endorment (comme dans La Belle au Bois Dormant). Ils ne se réveillent qu’un jour par siècle… Vous parlez d’un miracle !

Surtout que ce « miracle » est assorti d’une condition : si un habitant quitte le village, Brigadoon disparaîtra pour de bon à jamais.

Brigadoon

Je vous recommande vivement de lire l’analyse de Brigadoon sur le site de la kinopithèque : http://www.kinopitheque.net/brigadoon-2/.

En gros, il ne manque pas grand chose pour en faire une histoire fantastique et sombre. En fait, il ne vous faudrait que combler les vides de l’histoire :

  • qui sont ces sorcières, et que sont-elles devenues ?
  • qu’est-il advenu du prêtre et comment a-t-il réellement accompli ce « miracle » ?
  • Comment situer Brigadoon sur une carte ?
  • Que font les habitants si quelqu’un veut quitter le village ? Ça c’est dans le film, vous le découvrirez vers la fin…
Brigadoon

En bonus, la légende à l’origine

Combien d’entre vous ont déjà entendu parler de Germelshausen ? Il s’agit d’une nouvelle rédigée en allemand par Wilhelm Gerstacker en 1862. Voici un résumé de son intrigue, racontée par l’historien du théâtre musical Miles Kreuger :

Un jeune artiste, Arnold, esquisse des scènes boisées, lorsqu’il rencontre une jolie fille, Gertrud . Il est frappé par sa beauté et sa robe curieusement archaïque, et la dessine. Elle l’invite à dîner chez elle dans le village voisin de Germelshausen, où elle vit avec son père, le maire local, sa belle-mère et ses frères et sœurs. Elle attendait son amoureux, mais se résigne au fait qu’il ne viendra pas. Pendant le repas, des membres de la famille chantent et dansent, tous interrompus par la vue dans la rue à l’extérieur d’un sombre cortège funèbre.

Après le déjeuner, Arnold et Gertrud se promènent dans le village avec ses bâtiments anciens et ses habitants étrangement habillés. Ils arrivent enfin dans un cimetière où la jeune fille commence à pleurer sur la tombe de sa mère. Quand Arnold remarque que la date de mort sur la pierre se lit 1224, il interroge Gertrud, qui esquive cette anomalie.

Attirés l’un par l’autre, le couple revient chez elle pour changer de vêtements pour une danse festive qui aura lieu ce soir-là à l’auberge. Bien qu’étranger, Arnold est accueilli par tous les jeunes. Un homme, sentant qu’Arnold voudrait peut-être rester dans le village, mentionne de manière cryptique que les intervalles passent assez vite, un point de curiosité pour le visiteur.

Il y a beaucoup de danse et de gaieté, brisées à chaque fois que la cloche de la ville sonne l’heure.

À onze heure, Arnold commence à penser avec nostalgie à sa mère et lève un verre pour lui porter un toast. Lorsque Gertrud voit cela, elle se rend compte à quel point sa mère lui manque et escorte [Arnold] hors de l’auberge, jusqu’à sa maison, où elle lui tend son sac de voyage et l’emmène sur une colline voisine. Elle lui dit d’attendre que la cloche de l’église sonne à minuit, puis de se présenter à la porte arrière de l’auberge, où elle attendra de quitter le village avec lui. Elle s’enfuit vers le village et disparaît dans un brouillard dense qui s’est soudain levé.

Alors que la cloche sonne à minuit, tous les sons et lumières de Germelshausen s’évanouissent. Arnold marche vers son emplacement mais ne trouve aucune trace du village. Il cherche jusqu’aux premières lueurs de l’aube mais en vain. Un vieux chasseur apparaît et dit à Arnold, qui demande après Germelshausen, que, selon la légende, un tel village se trouvait il y a des siècles dans ce marais voisin, mais a été maudit et enfoui sous la terre, censé réapparaître un jour tous les cent ans. Arnold part lentement, portant son sac de voyage avec l’esquisse de Gertrud. »

http://operetta-research-center.org/origins-lerner-loewes-brigadoon/

Par scriiipt

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