Esrolia est l’un des Sixièmes (ou Sixtes) qui composent le Pays Saint, et c’est de loin le pays le plus prospère et le plus influent.

10000 déesses

Le Pays des 10 000 Déesses

Esrolia c’est le pays des Dix Mille Déesses, un panthéon dirigé par la Grande Déesse Ernalda. La ville-temple d’Ezel attire de nombreux pèlerin, c’est l’un des lieux saints les plus importants de Glorantha.

Ernalda, Mère et Reine de la Terre : Ernalda est la mère généreuse de la vie, la source de toute subsistance. Les plantes et les animaux, sauvages ou domestiques, sont ses enfants. Elle est la déesse des femmes, de la sexualité, de la communauté et de toutes les choses qui vivent sur et dans la Terre.

Extrait du Guide de Démarrage rapide RuneQuest – Aventures dans Glorantha

La terre fertile d’Esrolia est principalement composée de vallées et de rivières verdoyantes, ce qui facilite l’agriculture, grâce aussi aux faveurs accordées par les déesses bienveillantes de la Terre.

carte de Esrolia et Sartar

Les Esroliens sont de culture Orlanthi

Mais une culture Orlanthi certes différente de celle de leurs voisins du Pays d’Héort et de la Passe du Dragon.

La plupart des Orlanthis louent Vingkot et sa famille royale en tant que dieux et héros, mais pour les Esroliens la vérité est différentes : les Vingkotlings étaient des tyrans cruels et dangereux dont la folie et la trahison étaient inévitables.

Les grands-mères d’Esrolia ont pris le pouvoir aux Vingkotlings à la fois pour leur propre sécurité et pour le bien de leur peuple, établissant ainsi une tradition de gouvernement matriarcal qui s’est perpétuée depuis le Temps des dieux. Ainsi, les hommes Esroliens peuvent vivre comme ils veulent, mais ils ne peuvent jamais gouverner.

La société esrolienne

La société esrolienne est organisée en familles matrilinéaires étendues semblables aux clans. Chaque famille est dirigée par une grand-mère, la femme la plus âgée et la plus sage de la famille. Son autorité sur la famille est absolue. Une grand-mère a le dernier mot en ce qui concerne le mariage et les biens, et peut même bannir des membres de la famille ou les vendre comme esclaves.

Parmi les nombreuses familles esroliennes, environ deux cents sont des maisons en possession de droits (des Maisons Affranchies), alors que les autres sont des familles clientes des Maisons Affranchies.

Les Maisons Affranchies détiennent tout le pouvoir à Esrolia. Leurs grands-mères forment le Conseil des grands-mères, qui résout à la fois les conflits internes entre familles et les conflits externes avec des étrangers. Selon l’étiquette, les grand-mères doivent garder un air de bienveillance, mais chaque grand-mère se bat bec et ongles pour protéger la richesse et le prestige que leur famille a acquis au fil des siècles. Elles sont les vraies dirigeantes d’Esrolia.

La plupart des Esroliens vivent dans des communautés rurales, mais près de 10% de la population vit dans les grandes villes d’Esrolia. Chaque ville est gouvernée par une reine, un rôle similaire à celui des rois dans la société orlanthi. La reine n’est pas un souverain absolu, elle préside le conseil, composé normalement des plus puissants marchands, maîtres de guilde et prêtresses. Les reines sont puissantes, mais elles aussi doivent néanmoins obéir à leurs grands-mères.

Une reine Esrolienne
Une reine Esrolienne donne une audience à un Hendriki. La Grand-Mère est assise à la droite de la Reine, un lancier du pays de Caladra monte la garde à sa gauche.

La capitale d’Esrolia est la métropole de Nochet. C’est un haut lieu du commerce international, et tout peut être y acheté et vendu sur les marchés du port. C’est une ville extrêmement cosmopolite, près du tiers de ses résidents permanents ne sont pas des Esroliens. C’est aussi une ville sainte avec des centaines de temples.

Les Esroliens sont un peuple pacifique. Ils incarnent la sagesse Ernaldienne selon laquelle il y a toujours une autre façon de faire et essaient toujours de trouver des solutions pacifiques aux problèmes. Cela dit, Esrolia maintient une armée permanente (les Kimantorings), et chaque ville compte des membres d’une milice populaire appelée les Irillo Hundreds. Des cultes de femme guerrières (comme Babeester Gor) sont courants en Esrolia. Chaque Maison Affranchie dispose également de gardes du corps qui servent de manière quasi fanatiques leurs maîtres, et des mercenaires provenant du Pays Saint peuvent toujours trouver du travail en Esrolia.

Un tour en Esrolia ?

Esrolia, c’est un matriarcat qui fonctionne. Les habitants y ayant préféré la négociation à la guerre… ou du moins en apparence. Le système de fonctionnement d’Esrolia me fait un peu penser à la Mafia, avec ses familles à la tête desquelles on trouve des mamas toutes puissantes.

Esrolia s’inspire très fortement de la civilisation Minoenne (et donc du matriarcat minoen). Trouver des images inspirantes n’est donc pas une difficulté.

Esrolia comme tous les autres pays de la Passe du Dragon se retrouve également confronté à l’invasion Lunar. C’est l’un des pays d’où peuvent être originaires les personnages joueurs.

Sorala, fille de Toria

D’ailleurs un des personnage pré-tiré du guide de démarrage vient d’Esrolia : Sorala, fille de Toria, Scribe révolutionnaire de Nochet et initiée de Lhankor Mhy.

Sorala, Fille de Toria

Sources

Esrolia The Land Of Ten Thousand Goddesses

Esrolia The Land of Ten Thousand Goddesses

Issue de la série initialement intitulée Works in Progress, puis The Stafford Library, The Missing Lands est le 10e ouvrage de la série. Il ne contient aucune valeur chiffrée utilisable pour le moindre système de jeu. Sous-titré Compiled Noted about the great Land of Esrolia, l’ouvrage est un condensé mythologique et historique de cette région du Pays Saint, située au sud de la Passe du Dragon et régie par un matriarcat dont le panthéon est entièrement centré sur les divinités féminines de la terre.

Le Grog

Les prêtresses d’Ernalda en Esrolia

Esrolia étant fortement inspiré par la culture minoenne, si vous souhaitez vous faire une représentation de ce à quoi peut ressembler une prêtresse d’Ernalda, c’est vers cela qu’il faut regarder.

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