Télécharger les Chroniques d’Altaride 22 – Musique

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Un nouveau numéro des Chroniques d’Altaride vient de paraitre, cet opus de 96 pages est entièrement consacré à la Musique et au jeu de rôle… Et ça va très bien ensemble !

La musique fait battre le cœur de ce numéro 22 des Chroniques d’Altaride. Pour ce mois de mars 2014, il fallait donner le la. Votre revue préférée sonne comme 96 pages de jeux de rôle et de cultures de l’imaginaire… et en rythme ! Au programme, un concert d’aides de jeu, des nouvelles, un scénario pour Les Secrets de la 7e mer, des réflexions ludiques, un peu d’actu, du papotage avec des gens pleins d’idées… et encore des bandes dessinées ! Le tout, on l’espère, sans fausse note.

Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres De Thomas MUNIER

Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres

A plusieurs reprises sur le site de scriiipt nous avions chroniqué quelques groupes musicaux plutôt étranges (Khu et Zero Kama par exemple). Et c’est donc avec plaisir que nous vous conseillons l’ouvrage de Thomas Munier, « Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres« ,  le titre parle de lui-même…

Ce livre est le fruit de deux ans de chroniques musicales à destination du jeu de rôle sur le forum du site www.terresetranges.net. A vous maintenant chers lecteurs et rôlistes à l’oreille musicale de vous faire un avis.

Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres

[schema type= »book » url= »http://www.lulu.com/shop/thomas-munier/musiques-sombres-pour-jeux-de-r%C3%B4les-sombres/paperback/product-20487320.html » name= »Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres  » description= »Le livre chronique un nombre impressionnant (en 189 pages) de plages musicales classées selon les ambiances : telle musique pour telle ambiance de jeu. On y trouvera du métal, des musiques traditionnelles, des bandes originales de films et de l’ambiante. Et à chaque fois le jeu auquel la musique s’adapte et une indication sur les films auxquels cela peut faire référence. » author= »Thomas MUNIER » publisher= »lulu.com » ebook= »yes » hardcover= »yes » ]

Le livre est disponible sur Lulu.com pour 12 € en impression à la demande ou 6.25 € en PDF  (ou gratuitement en version texte pur, sous licence Creative Commons)

« Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres » s’adresse :

  • Aux meneurs de jeu, qu’ils mènent du jeu de rôle d’horreur ou simplement aiment inclure des passages horrifiques dans leur jeu. Ils pourront s’en servir pour draper un voile de terreur sur leurs parties.
  • Aux amateurs de musiques sombres
  • A tous ceux qui n’ont pas froid aux yeux. Ils découvriront un folklore horrifique aussi dense que peuvent le permettre les musiques et les jeux de rôle sombres. Chaque chronique est rédigée comme une nouvelle et l’ensemble décrit une visite à travers dix cercles d’un enfer très personnel.

Pourquoi ce livre est unique :

  • C’est le premier recueil de critique musicale qui prend pour angle l’usage scénographique de la musique en jeu de rôle.
  • Il est très pratique d’usage, grâce à son index des chroniques par genre musical et par jeu de rôle. Il sera difficile de ne pas trouver un disque approprié pour votre jeu de rôle fétiche !
  • C’est une plongée dans un kaléidoscope horrifique personnel évoquant les tableaux de Jérôme Bosch.

Musique et JdR : Playlist pour du Conan et consorts

conan the barbarian

Playlist pour conan et consortsLe Dr Dandy sur son Blog (les bons remèdes du Docteur) fait de temps en temps des articles consacrés au jeu de rôle. Et nous avons retenu cette excellente playlist (liste de morceaux musicaux si vous préférez).

Pourquoi une playlist ? Pour les meneurs de jeu qui souhaitent parfois ajouter des illustrations musicales lors de leurs parties de jdr. Sans être obligatoire, il faut dire que la musique rajoute un dimension dans l’ambiance… Alors suivez donc les conseils du docteur…

[extrait]

Bon çà y est ! Vous avez préparé votre scénario avec un grand sorcier maléfique, une esclave lascive à libérer et pleins de méchants affreux à dégommer. Vos joueurs affutent leur lame et font chauffer les dés pour vivre des aventures viriles…

[extrait]

See on lesbonsremedes.overblog.com

[Musique] Beherit – Aux sources du Black Metal !

Il serait vraiment dommage que nous passions à coté du Black Metal sur SCRiiiPT. Entamons donc le voyage avec Beherit et l’album H418ov21.C (je sais le titre est bizarre).

Voici ce qu’un chroniqueur1 spécialiste du Black Metal nous écrivait :

Beherit (H418ov21.C)

  • Prod : Spinefarm records, 1994
  • Réf : SPI 19 CD, UK SP II 9CD

beherit-h418ov21.cMusique synthètique ??? Oui, car cet album est né du synthé (sauf le chant, ouf !). Il est pour les meneurs qui veulent de l’ambiance satanique. Cela peut représenter des messes noires, des sacrifices humains ou encore une secte voulant convertir les jeunes à leur préceptes malsains par la musique (phrases « subliminales », sons contrôlant les émotions, etc, les possibilités sont multiples).

L’album est plutôt bien fait, mais ‘faut aimer… Un peu ‘space, le premier morceau n’est pas une intro. Si déjà vous n’aimez pas les deux premières minutes, laissez tomber !

Je le conseille fortement aux gens qui veulent écouter des trucs sympas, ambiance à la « Dead Can Dance », mais version synthé.

Blackmore

Quelques vidéo, facilement trouvable sur le net, histoire de vous faire une idée :

The Gate Of Inanna 4:25

Tribal Death 6:59

Emotional Ecstasy 3:48

Beherit (sur wikipédia)

Beherit était un groupe black metal finlandais fondé en 1989 à Rovaniemi, en Laponie.

Liens externes

  1. Blackmore, si tu nous lis, pense à nous faire un coucou 🙂  ! []

[Musique] Elend – Et si les Ténèbres vous inspirent ?

Continuons notre exploration musicale et inspirante avec ELEND. A la fois groupe et projet, ELEND est ainsi défini sur le site de LastFM :

Elend est un groupe Franco-Autrichien fondé en 1993 par Iskandar Hasnawi et Renaud Tschirner. D’autres membres sont venus se greffer au fil des productions : Sébastien Roland (1997-présent), David Kempf (2000-présent), Eve-Gabrielle Siskind (1994-1995), Nathalie Barbary (1995-2003), Esteri Rémond (2003-présent) et Laura Angelmayer (2005-présent). Réputé dans le milieu gothique pour avoir consacré un cycle d’albums à l’Office des Ténèbres et au Cycle des Vents, la formation propose une orchestrale puissante aux influences diverses : expérimentations électroniques avant-gardistes , percussions métalliques violentes inspirées par la musique concrète française fusionnées à une instrumentation post-romantique qui constituent l’identité musicale d’Elend.

En 1996, notre ami Blackmore écrivait ceci à propos de l’album « Les Ténèbres du Dehors » dans un numéro de Virus :

les-tenebres-du-dehors ELEND« Les Ténèbres du Dehors » est plus classique, plus travaillé, la recherche musicale est également plus réussie que le premier « Leçon de Ténébres ». SI vous aimez la musique classique, le style gothique, c’est parfait comme ambiance pour les passages dans les cathédrales ou des monastères mystiques. A part l’intérêt JdR cet album est un vrai chef d’Oeuvre.

Et Corwin, sur le portail de Spirit Of Metal :

Deuxième album de lOfficium Tenebrarum, Les Ténèbres du Dehors est aussi l’une des œuvres les plus impressionnantes d’Elend (en fait, toutes leurs œuvres sont impressionnantes, mais bon, on va dire qu’elle fait partie des trois meilleures…). La première chose à noter, c’est que niveau moyens, c’est toujours assez faible, quoi que la prod soit meilleure que celle de l’opus. Et pourtant, c’est nettement mieux. Les violons sont plus distincts, les claviers se font plus souvent rapides et découpés, le son plus agressif, le chant écorché beaucoup mieux maîtrisé, et Nathalie Barbary est rentrée dans la formation, secondant Eve Gabrielle Siskind de sa voix plus grave et absolument superbe. Le tout est nettement plus agressif, tout en ne quittant pas la terre de la musique d’ambiance symphonique. Un aspect moins contemplatif, plus noir aussi, et pourtant toujours empreint de cette indicible « luciferian beauty » qui planait déjà sur Leçons de Ténèbres. Ce genre d’œuvre est certainement la quintessence de la philosophie de Baudelaire et de ses Fleurs du Mal : la beauté cachée en la laideur de toute choses.
Car ces morceaux sont magnifiques. Ne serait-ce que cette introduction, Nocturne, simple et belle, habitée par le chant féminin comme par un esprit nostalgique du plus bel effet. Les deux titres suivants sont le centre de l’album : près de vingt-cinq minutes à eux deux, ils sont les morceaux les plus puissants de l’album, et presque du cycle (s’ils avaient eu les moyens qu’ils ont eu pour The Umbersun, nul doute que ces pièces seraient devenues simplement géniales, petits joyaux de pure musique d’ambiance noire). mêlant habilement voix féminines angéliques et hurlements black maîtrisés comme jamais, sur fonds de violons et de synthés sombres et magnifiques… Je remarque que je manque de mots pour décrire ces deux perles. Ce sont tout simplement des morceaux géniaux, qu’il FAUT avoir entendu.
Le reste de l’album est un peu plus inégal, avec un Eden qui aurait pu se passer des voix black, cachant un peu trop le jeu magnifique, et un Dancing Under The Closed Eyes of Paradise qui reste un très bon titre, mais pêche un peu par un chant étrange sur sa première partie. Les deux titres dépourvus de chants black sont pour leur part très réussis et charmants (enfin, toujours dans l’optique du morceau d’art Noir comme seul sait nous en pondre Elend).
En bref, cette galette n’est pas encore la perfection, gardant une légère faiblesse technique et faisant montre d’une ou deux maladresses. Il n’empêche que c’est un album déjà culte pour moi. S’il ne comprenait que Luciferian Revolution et Ethereal Journey, il le serait déjà, tant ces deux titres font partie de mon panthéon personnel. On oubliera donc les légers défauts. A posséder. Absolument.

Corwin

 

 En fait la discographie de Elend se découpe en plusieurs cycles :

Office des Ténèbres

 Cycle des Vents

  • 2004 : Sunwar The Dead
  • 2007 : A World in Their Screams

Et dans l’album A WORLD IN THEIR SCREAMS, vous trouverez l’excellent Urserpens :

Et voici que le périple s’achève.
J’ai tenté de circonscrire le monde, mais le voilà perdu dans sa course.
La terre est rouge sang, le ciel rouge sang, la mer rouge sang.
L’Omphale hurle de ténèbres.
Les vautours géants règnent désormais sans partage.
Onde de sang, vent ardent : l’Omphale hurle de ténèbres.
Alors viens, viens car tel est ton royaume.

Viens… Viens…

Si vous voulez savoir exactement ce que c’est que l’OMPHALE :

C’est l’oracle d’Apollon qui conseilla à Héraclès de se vendre comme esclave à la reine de Lydie afin de se purifier du meurtre de son ami Iphitos. Après lui avoir imposé un certain nombre de travaux la reine libéra le héros de son esclavage et l’épousa. Une version tardive du mythe présente une singulière inversion des rôles dans le couple :

« Tandis qu’Omphale, couverte de la peau du lion de Némée, tenait la massue, Héraclès, habillé en femme, vêtu d’une robe de pourpre, travaillait à des ouvrages de laine, et souffrait qu’Omphale lui donnât quelquefois de petits soufflets avec sa pantoufle. »

On le trouve ainsi représenté sur d’anciens monuments (voir la mosaïque ci-dessous).

Heraklès et Omphale

Héraclès eut d’Omphale une nombreuse descendance, dont un fils nommé Agésilas ; les Héraclides de Lydie et Crésus prétendaient en être les descendants.

Héraclès, durant son esclavage, selon son habitude, n’observa pas au sujet de cette princesse une fidélité bien scrupuleuse et courtisa une de ses suivantes, Malis.

Rolistique ?

Vous pouvez bien entendu choisir d’utiliser certains morceaux musicaux (et uniquement musicaux) d’Elend pour illustrer des parties de jeu de rôle.  C’est sera comme l’écrivait Blackmore, surtout pour des passages dans des monastères, des lieux mystiques, des cathédrales, des cryptes. Il faut bien écouter les morceaux avant leur utilisation, pour pouvoir placer les plages des morceaux qui contienne des voix lyriques ou des hurlements à la mort.

Idéal pour du Médieval Gothique (Les Ombres d’Esteren, Midnight par exemple) ou de l’Horreur Gothique (Cthulhu, Crimes, Malefices ?). Et s’il s’agit juste de trouver l’inspiration, dans ce cas aucun problème, l’écoute de l’album « Les Ténèbres du Dehors » devrait vous mettre dans un état d’esprit suffisant à écrire des chose très intéressantes.

En savoir plus sur le groupe :

[Musique] Plongée dans l’underground de la musique expérimentale qui rend fou ?

Attention, c’est pas de la blague, l’écoute prolongée des morceaux chroniqués dans cet article peuvent entrainé de grave dérangements ! Et je préfère vous prévenir à l’avance, ne cliquez pas sur certains liens, si vous n’êtes pas absolument sur qu’il n’y aucun enfant, aucune âme innocente à coté de vous !

Avec un précédent article sur Zero Kama, nous vous avons insidieusement à commencer à écouter de la musique rituelle à base d’ossement humains… pour la bonne cause, histoire de mettre un peu de musique d’ambiance.

Avec les groupes suivants, nous enfonçons le clou, et vous faisons pénétrer dans la musique expérimentale et bruitiste la plus étrange, fortement inspirée la Aleister Crowley, le Chaos, et l’Anarchie.

KHÜ

Groupe expérimental toulousain, composé de M.E.E.E (Mondragon Eye Eye Eye) et de EL ACIMOY.

Peut-être à l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin 1990 une cassette audio est parue sous le nom de  « Le chant des chairs » signée de KHU (Ex-Pertes Noires) sur le label ALTOR SAE VERTEBRIS. Le duo M.E.E.E. et EL ACIMOY jouait une musique plutôt personnelle, rituelle, à base de boucles et de percussions avec emploi de flûtes taillées dans des tibias humains.

Et afin de mieux comprendre ce dont on parle ici, lisez l’intégralité de l’article paru à l’époque sur le fanzine « Life Without Sex« , de Barn Balta, repris sur le blog de ZAZ ZETOUN MIND : KHU.

Un extrait ci-dessous :

E. : Peux-tu nous rappeler ton parcours à partir de l’émission radiophonique PERTES NOIRES ?
M.E.E.E. : PERTES NOIRES est née de l’association de deux autres émissions radio : SILENCE et EN DESSOUS DE LA TONSURE en 1988. C’était une émission qui privilégiait les musiques dites « industrielles ». La particularité de l’émission venait du fait que la voix de l’intervenant, invité ou pas, était systématiquement déformée et brouillée, ainsi durant toute l’émission les voix évoluaient avec le temps qui passait jusqu’au moment où il devenait impossible des savoir de quel intervenant il s’agissait tellement le son de la voix s’était distordu. La musique était mixée à partir d’enregistrements d’autres émissions ainsi que de divers piratages tv ou radio mais aussi de LP’s ou K7…
De cette expérience et en parallèle s’est formé le groupe PERTES NOIRES. Nous jouions dans un style plutôt gothique. Peu de traces enregistrées existent à ce jour.
Après un hiver, le cercle que nous formions s’est scindé en deux. SERPENT S ROI et O’ STERE fondaient 7 ERPES NOIR ( anagramme arrangé de PERTES NOIRES) et évoluaient dans un répertoire proche de NON et CURRENT 93 pour les parties acoustiques, quant à EL ACIMOY et moi-même, nous nous occupions de BUNKER, nouvelle émission de radio autour des musiques « nouvelles » mais à grande tendance gothico-industrielle. Parallèlement, gardant le nom de PERTES NOIRES nous expérimentions en duo dans une optique plus rituelle.

Donc, reprenons un peu nos esprits : sur le myspace de KHU, vous pourrez y écouter quelques morceaux, AZOAR23, ou LE GLAND A FROID. Je ne pourrais vous décrire précisément, gémissements, bruits déformés, cris saturés, bruit du vent ? Les morceaux font entre 2 et 6 minutes, et à de nombreux moments vous pourrez vous demander si vous n’êtes pas déjà arrivés aux portes de l’enfer. Ou si ce n’est pas ce genre de voix qu’entendent certains fous criminels ?

J’incite les courageux qui auront écouté plusieurs fois tous les morceaux à consulter de toute urgence (surtout « LE GLAND A FROID »).

La vidéo sonorisée par KHU (Kawsay Pacha Nuna) ci-dessous, est plus « calme », bruits de cascades, instruments rituel amazoniens peut-être ? Bref, c’est plus zen, si l’on veut, mais pas forcément moins flippant.

Les fans que vous êtes vont donc se jeter sur le dernier CDR de KHU, Industrial Voodoo !

CDR de KHU

ZAZ ZETOUN MIND

La suite logique de KHU !

ZAZ ZETOUN MIND émanation sonore de la quête de conscience.  La poésie par delà le verbe. Du son comme de la viande et de l’air est issu un cri, un rite, un rythme, une mélodie ou le vide. ( harshvoid !)
Il s’agit aussi d’une suite électronique donnée à l’aventure KHU (entité magique de l’homme), duo de musique rituelle et acoustique, ayant sévi dans les années 1990 dans le sud de la France,  influencée par ALEISTER CROWLEY, ZERO KAMA ( emploi de flûtes taillées dans des os humains) et du label NECROPHILE RECORDS. ZAZ ZETOUN MIND a émergé à l’automne 2006. Son précepte est : La remontée vers les abîmes.

Avec de nombreuses sources pour en savoir plus :

« Ô esprit ! Pourquoi t’abandonner aux pensées vaines ?/Ce faste rituel et ce culte sont vains,/Qui accroissent encore la vanité de l’esprit !/ Que ta prière à Elle soit secrète, que nul n’en sache./ À quoi bon ces poupées de métal ou de cuivre ou de terre ?/ Ne sais-tu pas, insensé, que l’univers entier est l’image de la Mère ?/ Tu apportes une poignée de graines, effronté,/ comme une offrande à la Mère, à Celle/ qui nourrit le monde d’aliments délicieux !/ À quoi bon, fou, illuminer ainsi/ de lanternes, de bougies et de lampes ?/ Fais plutôt que grandisse la lumière de l’esprit,/ qu’il dissipe sa propre ténèbre, nuit et jour./ Tu as amené d’innocentes chevrettes au sacrifice./ Égoïsme cruel !… Pourquoi ne pas dire : VICTOIRE A KALI !/ Et sacrifier tes passions, ennemis véritables./ Pourquoi frapper les tambourins ?/ Dépose plutôt ton esprit à Ses pieds en disant :/ Que ta volonté, ô Kâlî, soit faite !/ Et puis bat des mains.// Plus je ne t’invoquerai par ce doux nom, Mère !/ Tu m’as donné d’innombrables chagrins/ Et m’en réserves plus encore, je le sais !/ J’avais une maison, une famille et me voilà/ par ta grâce dépossédé de tout sur terre./ Que puis-je endurer d’autre, je ne saurai le dire./ Qui ne sait que je dois mendier pour mon pain/ de porte en porte ? Et pourtant, je suis dans l’attente./ Un enfant ne doit-il pas vivre, sa mère morte ?/ Râmpraçâd était bien l’enfant de sa Mère,/ mais toi, ô Mère, tu as traité ton fils en ennemi./ Si, aux yeux de sa mère, l’enfant souffre à ce point,/ à quoi bon cette Mère pour l’enfant, cette Mère ?/ Ô Mère, quel est ce crime que j’expie/ durant ma longue vie dans la prison du monde ?/ Le matin, je travaille ; combien dure est ma part./ Je m’en vais çà et là gagner un salaire sans honneur./ Quelle désillusion rongeuse me possède !/ Et cependant, ô Mère, par quels charmes profonds/ n’as-tu pas attaché mon âme à ce vain monde !/ En m’appelant sur cette terre, innombrables/ ont été les peines assemblées le long de mon destin./ Elles me consument et le jour et la nuit./ Oh ! Mère, je ne désire plus la vie ! »
— Râmpraçâd SEN, A la Mère Divine

Les vidéos, sont… comment dire ? dérangeantes ? Et oui… Ne regardez pas Harshbrain Damage !!! A la limite ANSS’HYY NIBAKAN. Mais attention aux images choc ! Ne regardez pas ça au boulot ou en famille. ça fait un peu comme dans « The Ring », il y a des risques que vous receviez un coup de fil et…

Kathan Spiss

Kathan Spiss est un groupe issu de la collaboration entre l’autrichien Ewald Spiss et Kathan Bernhard.
Entre 1983 à 1992, Spiss a produit et publié de nombreux morceaux, certains incluant des performances en collaboration avec des artistes compatriotes Kathan Bernhard, Hermann Graber, Maurizio Bonato et Michael Bahn.

Malheureusement, après avoir contribué à des compilations sur Nekrophile Rekords , Spiss a arrêté de diffuser ses cassettes car il  regrettait l’association de sa musique avec les conceptions destructrices, sadiques, nihilistes, et de magie noire qui imprégnait Nekrophile Rekords. Et par le fait que les fans/auditeurs qui ont été attirés par ce genre de pensée destructive et l’imagerie satanique associée.

Bien que Spiss admette avoir été inspiré par la lecture d’Aleister Crowley et Austin Osman Spare à l’époque, son intérêt principal allait vers les écrits plus positifs de livres mystiques chrétiens, bouddhistes et indiens… Loin de pratiquer des rituels sombres. Bien que son travail sonore ait parfois évoqué les atmosphères sombres et aux vibrations énervantes, il a toujours été dans son intention de montrer également plus la légèreté des «sphères» de la musique Ambiant.
Refondé en 2007 en tant Jahrtal, Spiss a changé de genre et les morceaux sont désormais plus néo-folk sur Ahnstern / Steinklang, remportant ainsi la reconnaissance et l’appréciation, et plus important pour lui, avoir un contrôle complet sur ses images et la liberté d’exprimer ses propres messages.

Mais c’est quoi ce label Nekrophile Rekords ?

Cannibale n°6
Cannibale n°6

Le mieux pour vous les présenter c’est de reproduire ici un extrait (assez long) d’un fanzine perpignannais qui date du début des années 90 : CANNIBALE. Et je ne saurais que trop vous conseiller la lecture attentive de l’auteur : Golov sur Golov Le Nihiliste du crayon.

NEKROPHILE est un label de K7 autrichien, vers 1960 à Vienne, Nitsch Brus, Muelh, Rainer et Schwarzkogler fondent l’Actionnisme, un art extrémiste et passionné, utilisant le corps humain dans des rituels cruels ou des images de la mort.

Hermann Nitsch : « La mort est un thème fréquent dans l’art viennois. »

Vers 1980 à Londres, PSYCHIC TV, s’inspire des théories de Aleister Crowley (1875-1947), le « plus grand mage du siècle » ou le « plus grand charlatan ».

Allan Bennett, qui fut le tout premier à initier Aleister Crowley à la magie opératoire.

NEKROPHILE REKORDS a du naitre d’un croisement entre les idées des actionnistes sur la mort et celles de P.T.V. sur la magie de Crowley. Leur catalogue de K7 est d’une grande qualité sonore et graphique. La compilation « THE BEAST 666 » (Crowley se surnommait lui-même « La Bête ») en est la plus représentative. On y trouve des autrichiens : KORPSES KATATONIK (très bruitistes), KATHAN SPISS (musique ambiante angoisssante) et ZERO KAMA (qui se rapproche plus de la musique de rituel).

La compilation « THE BEAST 666 » est une plongée sonore très réussie dans l’univers de Crowley et celui de NEKROPHILE. Nous leur avons demandé de se présenter :

« L’idée générale derrière NEKROPHILE REKORDS est d’associer la musique expérimentale à une manière de penser subversive, proche du système magique et philosphique « Thélème » de Aleister Crowley. Les gens de NEKROPHILE sont ceux du groupe ZERO KAMA : Michael et David Aryanos, G. Pakesch et DDT.

Nos thèmes sont : la sexualité, le combat et aussi les influences que nous pourrons tirer du Nouvel Aeon De Horus dont la force qu’on appelle « Courant 93″ a commencé à se manifester à travers le monde. »

En suivant NEKROPHILE publia son petit « Document 2CRII » où sont exposées leurs idées. Et si à leur nom et à leur logo (un crâne), on aurait pu craindre un fascination morbide pour la mort, il n’en est rien. Ils sont, en bons disciples de Crowley, tournés vers la vie, et l’image de la mort intervient comme un rituel d’exorcisme.

Pour résumer leur « Document 2CRII » :

« … La civilisation actuelle prêche la mort. Toute restriction de sa propre volonté sous la pression d’un organisme exécutif, peut être regardé comme un aveu de faiblesse. Assez de tout celà : la mort n’est qu’une des fonctions de la vie. Il y a un rêve immense qui attend d’être rêvé… »

Suit une interprétation originales de la sexualité : « … La qualité d’un orgasme dépend de l’énergie que met un individu à réaliser l’énergie que met un individu à réaliser chacun de ses buts. Par conséquent, toutes les techniques capables d’augmenter la qualité d’un orgasme et de renforcer l’énergie sexuelle seront considérées comme Anarchie offensive potentielle. « 

Des idées très saines !!!

La K7 de KORPSES KATATONIK (de Vienne) est dans le genre « agression linéaire », un long flux de cris et de bruits, très personnelle cependant. La K7 de ZERO KAMA « The Secret Eye Of L.A.Y.L.A.H. » est évidemment directement influencée par Crowley. Le groupe précise qu’il ne joue sur « ossements et crânes humains » mais ça ne produit pas du tout la monotonie redoutée. Ce sont des morceaux courts et variés où les os sont utilisés comme percussions et comme flûtes (!). Les sont sont quand même un peu traités en studio : mélodies hantées, souffles, percussions hypnotiques en écho…

Korpses Katatonik / Shatok

Inspiration/utilisation jeux de rôle :

Bon, ben je ne vais pas y aller par quatre chemins : N’UTILISEZ PAS CETTE MUSIQUE !!!!!

Sérieusement, faites très attention à l’utilisation prolongée de tous les morceaux musicaux évoqués dans cet article. Même 3 minutes peuvent être vraiment très longues, surtout dans un lieu clos, la nuit, à la lumière des bougies et durant une partie de : Appel de Cthulhu, Kult, Nephilim, Crimes, Dés de Sang, ou Notre Tombeau…

Évidemment, même si vous êtes un meneur de jeu finalement assez moyen pour mettre l’ambiance… Un petit silence, suivi de quelques instants de KATATONIC KORPSES, devrait produire un certain effet et attirer l’attention des joueurs.

D’un autre coté comme dit dans un article précédent , l’histoire même des fondateurs des différents groupes ou label musicaux peut donner lieu à des scenarios.

[Musique] Krysztof Penderecki

gothic

Krysztof PendereckiContinuons l’exploration musicale d’œuvres inspirantes… avec un peu de classique. Krzysztof Penderecki est né à Dębica (près de Cracovie) le 23 novembre 1933, c’est un compositeur et chef d’orchestre polonais. [voir sa biographie sur wikipédia]

Il a étudié au conservatoire de Cracovie avant d’y enseigner, puis d’en devenir le recteur en 1972. Il remporte en 1959 le premier prix du concours de composition de Varsovie.

Il s’affirme d’emblée comme un grand compositeur de musique sérielle ainsi qu’en témoignent ses premières compositions (Strophes, Anaklasis). Il a toutefois évolué par la suite vers une certaine forme de classicisme, ce qui conduit à distinguer dans son œuvre au moins deux périodes.

Dans les années 1960-70, il utilise les instruments classiques comme des instruments à percussion sur un mode résolument atonal ou sériel, recourt en abondance aux glissandi ou aux clusters et travaille sur le chromatisme d’une manière audacieuse. Son œuvre est néanmoins empreinte, à partir de sa Passion selon Saint-Luc (1965-66), d’une forte inspiration religieuse.

Dès la fin des années 1980, il donne à son travail une nouvelle orientation marquée tout à la fois par une simplification du langage musical et un retour à la tonalité classique ainsi qu’en témoigne son imposant Requiem polonais. Il s’inscrit même, à travers son œuvre symphonique, dans la tradition romantique ou post-romantique.

Sa musique a été utilisée au cinéma par des réalisateurs aussi différents que Stanley Kubrick (Shining), Andrzej Wajda (Katyń) ou Martin Scorsese (Shutter Island ).

Si vous faites une recherche toute simple sur Youtube, pour trouver comme moi, deux ou trois morceaux de la vaste création de Penderecki, vous vous rendrez vite compte que vous avez déjà entendu ça quelque part… Dans un jeu vidéo, dans un film… c’était sombre, c’était angoissant, c’était flippant… Donc vous ne prendrez pas de risque si vous cherchez quelque chose d’un peu original (pas du Danny Elfman ou du Howard Shore quoi), et d’efficace. Parce que c’est vraiment efficace !

[Musique] Indus et Féerie – inspirations et ambiances musicales

Indus

Indus et Féerie ? Certainement pas ! La musique industrielle, dans ses styles, ses thèmes, rime plutôt avec carnage, chant de mort, puissance mauvaise et dévastatrice. Et alors ? Qui va empêcher Samain le Cornu d’ouvrir les portes de l’Hadès, les Neuf cercles infernaux, et précipiter ainsi le monde en enfer ?

Avant que le Chaos soit omniprésent et que tout soit accomplit, les envahisseurs se réjouissent. Parfois, ils font de la musique, au grand dam des survivants déjà suffisamment stressés.

Voici quelques titres Indus utilisables en musique d’ambiance d’un jeu de rôle « médiéval-apocalyptique ».

A n’utiliser que pour évoquer le Mal, cela va de soi…

  • Godlesh – Devastator
  • Godflesh – Mighty Trust Krusher
  • Godflesh – Wounds
  • Einsturzende Neubauten – Halber Mensh

Les hordes ombres parmi les ombres, attendaient maintenant le lever de la lune rouge, la mort de la Leannan. La mère du petit peuple, reine du Faerie, s’en irait rejoindre ses frères et sœurs, les dieux de Middengard, dans la céleste félicité. Le sang de la Déesse Mère, en souillant à jamais la terre des fées, condamnera le monde connu et l’ailleurs au Dana-Midde. Alors sera la fin de tout.

Entends, mon frère.

Les démons de l’Hadès. Les sorcières infernales et les Halfings mauvais. Ils célèbrent la tuerie à venir.

Entends leur verbe maudit.

Entends, mon frère, le Chant de la Mort.

 

 

 —

Devastator est un véritable compte à rebours inexorable vers l’avènement d’une créature destructrice, une machine à tuer aux injonctions terrifiantes. Avant que Justin Broadrick, le chanteur-hurleur du groupe, n’entame un chant aussi lourd que menaçant, l’auditeur stupéfait aura entendu des gémissements, des psalmodies, et autres cris malsains en quantités1.

Tout s’arrête brutalement.

Mighty Trust Krusherr est enchainé directement. Nouveau compte à rebours dicté par une guitare torturée et une boite à rythme utilisée pour le pire… Le morceau est entrecoupé d’accélérations brutales (idéal pour les poursuites) et termine dans une bouillie métallique rappelant le néant.

Ref. Moch 15CD, Earache records.

Devastator

Mighty Trust Krusher

Wounds évoque l’avancée irréductible d’une armée monstrueuse et surnaturelle. Ses adversaires peuvent observer sa levée et son approche jusqu’à ce que finalement retentisse : « Charge ! »

Repris plusieurs fois, la foule monstrueuse s’élance dans un combat à mort2. Attention, ce morceau dure plus de 10 minutes ! A vous de bien préparer votre coup, et vos joueurs n’oublieront jamais cette bataille (s’ils survivent, évidemment).

Pour finir, sachez que les petits veinards pourront trouver la première mouture de Wounds (cinq minutes environ) en version extra track de Streetcleaner.

Ref. Moch 20 CD, sans titre, Earache records.

Album chroniqué sur le Webzine Spirit Of Metal

Godflesh – Wounds

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 Einsturzende Neubauten – Halber Mensh

Einsturzende Neubauten - Halber MenshPremier titre de l’album, Halber Mensh est l’invocation par excellence. Pas d’instrument hormis des chœurs sublimes et morbides à souhaits ainsi qu’une voix aussi envoutante que troublante…

Ce groupe berlinois des années 80 avait choisi de chanter en allemand, malgré le handicap que cela peut comporter, et on peut s’en réjouir : l’ensemble gagne ainsi en étrange, en « exotisme ».

Idéal pour les descriptions d’invocateurs se livrant à quelque magie noire (les nuits de pleine lune, dans les forêts malfamées ou les ruines obscures), ce titre peut être aussi judicieusement utilisé pour rendre plus intenses les invocations du Unausprechlichen Kulten de Von Juntz (Les Maîtres des Arcanes savent de quoi je parle…)

Ref : Bart CD 331, Halber Mensh, Some Bizzare records

Einsturzende Neubauten sur Wikipedia

 

Pour finir, je n’aurai plus qu’à vous conseiller vivement de tenter toutes sortes d’expériences musicales en jdr : musiques alternatives ou déviantes, classique, rock (au sens large… Évitez Kyo tout de même…) ou contemporain…

Et pourquoi pas vos propres compositions ? Quelques notes mélancoliques jouées à la flute en direct-live donneront plus de profondeur à ce semi-elfe au destin tragique que n’importe quel instrument… A moins que ce ne soit ce satané hobbit, sans aucun don artistique, qui s’évertue à vouloir apprendre le banjo (une guitare fera l’affaire pour une prestation réelle)… Au grand dam des joueurs.

  1. ndlr : c’est bon pour le stress []
  2. ndlr : il n’en restera même pas un []