Evolution of the New York Driver’s License

categorie jeux de rôle

L’État de New York a commencé à délivrer des permis de conduire en papier pour les chauffeurs en 1910, et la forme et le style ont changé au cours du siècle passé, et il a fallu s’adapter à de nouvelles lois et à de nouvelles technologies.
Mais quelle super source de matériel pour des joueurs de l’Appel de Cthulhu !

Et encore pas que Cthulhu, mais tout jeu de rôle contemporain !

Scriiipt‘s insight:

Et oui, le permis de conduire aux USA c’est presque la seule pièce d’identité que l’on voit courrament. Et quelle aubaine pour tout rôliste qui aurait envie de faire plus vrai que nature… De 1910 à 2013, les différents modèles de permis de conduire de l’Etat de New-York.

See on www.nytimes.com

Ambiance Jazz pour l’Appel de Cthulhu

jazz

Howard Philip Lovecraft ne devait pas aimer le Jazz, cette musique naissante du début du 20ème siècle et probablement trop « métissée » au gout du solitaire de Providence. Néanmoins, le Jazz est représentatif de l’époque de Lovecraft, et c’est une musique qui devrait trouver sa place en musique d’ambiance autour d’une table de jeu de rôle de l’Appel de Cthulhu.

Le Jazz, cette musique afro-américaine est née au début du XXème siècle dans les communautés noire et créole du Sud des Etats-Unis, elle est fondée pour une large part sur l’improvisation, un traitement original de la matière sonore et une mise en valeur spécifique du rythme, le swing.
[source : Le Petit Larousse]

Jérome de Luca, artiste, prof de musique (entre autres choses…) nous propose ici un morceau de musique pour un combo jazz… De quoi donner des idées et des envies à d’autres, Le morceau porte le nom de H.P. Lovecratf.

Une composition, pour un combo Jazz, inspirée par l’univers d’ H.P. Lovecraft.
L’ambiance est sombre et tendue. Elle atteint son climax avec une forte mélodie incantatoire, comme si une horreur « lovecraftienne » venait d’apparaître.
Un interlude « 1900 » joué par le quintette à vent vient alléger l’atmosphère.
Composition initialement écrite en 1999, elle n’a malheureusement jamais été enregistrée.
En écoute, une version programmée.

Orchestration : Trompette, Trombone, Sax alto, Sax tenor, Sax baryton, Guitare, Piano, Contrebasse, Batterie.

Comment je conçois le Roleplay ?

Le roleplay ?

Après avoir lu l’excellent article de [AJDR] Le JDR – Un casse-tête sémantique… Je me suis dit qu’il était intéressant de reparler un peu de roleplay et de la façon dont je le conçois. Si j’ai bien compris la manière dont Steve décortique les différentes façons de jouer, je dois me trouver dans la catégorie de ceux qui « interprètent » le personnage.

En effet en résumé, pour moi le RP, c’est :

Quand le personnage parle, c’est moi qui parle, et à la première personne, et avec le vocabulaire, la syntaxe et les expressions les plus adéquates au personnage. Je joue avec la logique du personnage, et ses réactions, qui ne sont pas forcément des réactions et des logiques ludiques de résolution d’un jeu.

Par ex : l’honneur mal placé du personnage peut lui faire commettre des erreurs qu’en tant que joueur je sais qu’elles peuvent être préjudiciables.

Mais je pense que l’interprétation du rôle fait partie du jeu et qu’elle apporte plus de plaisir ludique que la simple résolution d’une énigme ou la réussite de la  mission.

En fait, l’interprétation du personnage, y compris dans les obstacles que cela peut créer, est un des grands plaisirs du jeu, c’est la dose de difficulté supplémentaire que le joueur maitrise à 100 % puisque c’est lui qui en choisit le dosage.

Et oui, car le résultat des dés c’est du hasard, ou la difficulté des énigmes proposées ou la puissance des ennemis appartiennent au meneur de jeu.

Alors forcément cela ne vient pas du jour au lendemain.

J’ai débuté le JDRen jouant à D&D, à l’OEil Noir, et d’autres jeux qui poussaient plus au grobillisme qu’à l’actor studio.  Je faisais comme tous mes camarades, j’essayais d’avoir un personnage le plus optimisé possible.

Jusqu’au soir où lors d’une partie d’AD&D avec un pote, lors de la création de perso nous avions envie d’être taquins avec le MJ, et nous avons créer des perso de guerriers à l’alignement Neutre Neutre (ou Neutre Absolu, Neutre Strict). Ce qui était en totale contradiction avec ce qui se faisait à l’époque dans la plupart des parties.

Quel impact cela a eut ? 

Les guerriers dans un groupe d’aventurier, ce sont ceux qui vont se fritter en premier avec les monstres et qui vont protéger les autres membres du groupe… Mais Un guerrier neutre absolu ? Nous avions considéré mon camarade et moi-même que nos personnages devaient être les gardiens de l’équilibre, et donc, ne pas attaquer, ni nous battre, sauf pour nous défendre. Et faire en sorte de maintenir l’équilibre cosmique. Donc, pas de tueries inutiles, tuer certains monstres, mais en sauver d’autres, etc…

Autant dire que ce soir-là, le PMT habituel s’est radicalement transformé. Tout à coup dès que l’on rencontrait un monstre, il y avait débat philosophique à chaque fois. Le MJ a réagit comme il a pu, face à une partie qui partait complètement en vrille, loin des schémas habituels.

Par la suite, j’ai toujours fait en sorte de créer des personnages intéressants à interpréter, et pas forcément « optimisés » en terme de jeu.

Un exemple :

Je devais créer un perso pour une campagne Rolemaster qui allait s’avérer longue et périlleuse. Pour compléter l’équipe il fallait que ce soit un soigneur.

La création du perso s’est faite avec le MJ et à la suite d’un tirage au dés… Mais ce soir là, le tirage des dés, fut assez catastrophique, et il y avait des notes très basses.

J’aurais pu en toute logique, demander à nouveau une chance supplémentaire et demandé à relancer les dés, ou encore utiliser les chiffres les plus hauts et les mettre dans les caractéristiques « utiles » (force, constitution, dextérité, etc…). Et ce n’est pas ce que j’ai fait. J’ai placé les plus mauvais scores dans les caractéristiques jugés vitales par n’importe quel joueur. Et j’ai fait de ce personnage un soigneur maladroit, un peu maladif même, et en plus en choisissant certaines compétences à l’opposé de ce que l’on attend d’un soigneur, j’en ai fait un comédien (presque Barde).

Avec beaucoup de chance, et l’aide des autres personnages, ce perso a pu survivre aux premiers scénars, et ainsi finir par gagner en compétences, et c’est là que c’était vraiment intéressant. A ce moment là, on ressent vraiment du plaisir à faire vivre et progresser un perso, on doit trouver pleins d’astuces pour réussir à compenser quand on sait que le moindre lancé de dés peut mener à la catastrophe.

Dans tous les autres personnages que j’ai ensuite eu à créer, j’ai essayé de garder la même ligne de conduite, en accord avec le MJ tout de même. Car il y a toujours un risque d’avoir un perso injouable en l’état.

J’ai aussi fait attention a ne jamais avoir le même type de personnage deux fois de suite, soigneur maladroit à JRTM, flic obstiné et cartésien à l’Appel de Cthulhu, Agent secret au fort sens de l’honneur, Politicien retors, etc…

Le plaisir du jeu ne passe pas que par les lancés de dés réussis ou ratés, le plaisir passe aussi selon moi par l’interprétation réussi d’un personnage. Et en plus cela aide les autres joueurs à eux aussi mieux s’y croire, et les aide à incarner leur perso, et à donner la réplique.

Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres De Thomas MUNIER

Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres

A plusieurs reprises sur le site de scriiipt nous avions chroniqué quelques groupes musicaux plutôt étranges (Khu et Zero Kama par exemple). Et c’est donc avec plaisir que nous vous conseillons l’ouvrage de Thomas Munier, « Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres« ,  le titre parle de lui-même…

Ce livre est le fruit de deux ans de chroniques musicales à destination du jeu de rôle sur le forum du site www.terresetranges.net. A vous maintenant chers lecteurs et rôlistes à l’oreille musicale de vous faire un avis.

Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres

[schema type= »book » url= »http://www.lulu.com/shop/thomas-munier/musiques-sombres-pour-jeux-de-r%C3%B4les-sombres/paperback/product-20487320.html » name= »Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres  » description= »Le livre chronique un nombre impressionnant (en 189 pages) de plages musicales classées selon les ambiances : telle musique pour telle ambiance de jeu. On y trouvera du métal, des musiques traditionnelles, des bandes originales de films et de l’ambiante. Et à chaque fois le jeu auquel la musique s’adapte et une indication sur les films auxquels cela peut faire référence. » author= »Thomas MUNIER » publisher= »lulu.com » ebook= »yes » hardcover= »yes » ]

Le livre est disponible sur Lulu.com pour 12 € en impression à la demande ou 6.25 € en PDF  (ou gratuitement en version texte pur, sous licence Creative Commons)

« Musiques Sombres pour Jeux de Rôles Sombres » s’adresse :

  • Aux meneurs de jeu, qu’ils mènent du jeu de rôle d’horreur ou simplement aiment inclure des passages horrifiques dans leur jeu. Ils pourront s’en servir pour draper un voile de terreur sur leurs parties.
  • Aux amateurs de musiques sombres
  • A tous ceux qui n’ont pas froid aux yeux. Ils découvriront un folklore horrifique aussi dense que peuvent le permettre les musiques et les jeux de rôle sombres. Chaque chronique est rédigée comme une nouvelle et l’ensemble décrit une visite à travers dix cercles d’un enfer très personnel.

Pourquoi ce livre est unique :

  • C’est le premier recueil de critique musicale qui prend pour angle l’usage scénographique de la musique en jeu de rôle.
  • Il est très pratique d’usage, grâce à son index des chroniques par genre musical et par jeu de rôle. Il sera difficile de ne pas trouver un disque approprié pour votre jeu de rôle fétiche !
  • C’est une plongée dans un kaléidoscope horrifique personnel évoquant les tableaux de Jérôme Bosch.

[Musique] Plongée dans l’underground de la musique expérimentale qui rend fou ?

Attention, c’est pas de la blague, l’écoute prolongée des morceaux chroniqués dans cet article peuvent entrainé de grave dérangements ! Et je préfère vous prévenir à l’avance, ne cliquez pas sur certains liens, si vous n’êtes pas absolument sur qu’il n’y aucun enfant, aucune âme innocente à coté de vous !

Avec un précédent article sur Zero Kama, nous vous avons insidieusement à commencer à écouter de la musique rituelle à base d’ossement humains… pour la bonne cause, histoire de mettre un peu de musique d’ambiance.

Avec les groupes suivants, nous enfonçons le clou, et vous faisons pénétrer dans la musique expérimentale et bruitiste la plus étrange, fortement inspirée la Aleister Crowley, le Chaos, et l’Anarchie.

KHÜ

Groupe expérimental toulousain, composé de M.E.E.E (Mondragon Eye Eye Eye) et de EL ACIMOY.

Peut-être à l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin 1990 une cassette audio est parue sous le nom de  « Le chant des chairs » signée de KHU (Ex-Pertes Noires) sur le label ALTOR SAE VERTEBRIS. Le duo M.E.E.E. et EL ACIMOY jouait une musique plutôt personnelle, rituelle, à base de boucles et de percussions avec emploi de flûtes taillées dans des tibias humains.

Et afin de mieux comprendre ce dont on parle ici, lisez l’intégralité de l’article paru à l’époque sur le fanzine « Life Without Sex« , de Barn Balta, repris sur le blog de ZAZ ZETOUN MIND : KHU.

Un extrait ci-dessous :

E. : Peux-tu nous rappeler ton parcours à partir de l’émission radiophonique PERTES NOIRES ?
M.E.E.E. : PERTES NOIRES est née de l’association de deux autres émissions radio : SILENCE et EN DESSOUS DE LA TONSURE en 1988. C’était une émission qui privilégiait les musiques dites « industrielles ». La particularité de l’émission venait du fait que la voix de l’intervenant, invité ou pas, était systématiquement déformée et brouillée, ainsi durant toute l’émission les voix évoluaient avec le temps qui passait jusqu’au moment où il devenait impossible des savoir de quel intervenant il s’agissait tellement le son de la voix s’était distordu. La musique était mixée à partir d’enregistrements d’autres émissions ainsi que de divers piratages tv ou radio mais aussi de LP’s ou K7…
De cette expérience et en parallèle s’est formé le groupe PERTES NOIRES. Nous jouions dans un style plutôt gothique. Peu de traces enregistrées existent à ce jour.
Après un hiver, le cercle que nous formions s’est scindé en deux. SERPENT S ROI et O’ STERE fondaient 7 ERPES NOIR ( anagramme arrangé de PERTES NOIRES) et évoluaient dans un répertoire proche de NON et CURRENT 93 pour les parties acoustiques, quant à EL ACIMOY et moi-même, nous nous occupions de BUNKER, nouvelle émission de radio autour des musiques « nouvelles » mais à grande tendance gothico-industrielle. Parallèlement, gardant le nom de PERTES NOIRES nous expérimentions en duo dans une optique plus rituelle.

Donc, reprenons un peu nos esprits : sur le myspace de KHU, vous pourrez y écouter quelques morceaux, AZOAR23, ou LE GLAND A FROID. Je ne pourrais vous décrire précisément, gémissements, bruits déformés, cris saturés, bruit du vent ? Les morceaux font entre 2 et 6 minutes, et à de nombreux moments vous pourrez vous demander si vous n’êtes pas déjà arrivés aux portes de l’enfer. Ou si ce n’est pas ce genre de voix qu’entendent certains fous criminels ?

J’incite les courageux qui auront écouté plusieurs fois tous les morceaux à consulter de toute urgence (surtout « LE GLAND A FROID »).

La vidéo sonorisée par KHU (Kawsay Pacha Nuna) ci-dessous, est plus « calme », bruits de cascades, instruments rituel amazoniens peut-être ? Bref, c’est plus zen, si l’on veut, mais pas forcément moins flippant.

Les fans que vous êtes vont donc se jeter sur le dernier CDR de KHU, Industrial Voodoo !

CDR de KHU

ZAZ ZETOUN MIND

La suite logique de KHU !

ZAZ ZETOUN MIND émanation sonore de la quête de conscience.  La poésie par delà le verbe. Du son comme de la viande et de l’air est issu un cri, un rite, un rythme, une mélodie ou le vide. ( harshvoid !)
Il s’agit aussi d’une suite électronique donnée à l’aventure KHU (entité magique de l’homme), duo de musique rituelle et acoustique, ayant sévi dans les années 1990 dans le sud de la France,  influencée par ALEISTER CROWLEY, ZERO KAMA ( emploi de flûtes taillées dans des os humains) et du label NECROPHILE RECORDS. ZAZ ZETOUN MIND a émergé à l’automne 2006. Son précepte est : La remontée vers les abîmes.

Avec de nombreuses sources pour en savoir plus :

« Ô esprit ! Pourquoi t’abandonner aux pensées vaines ?/Ce faste rituel et ce culte sont vains,/Qui accroissent encore la vanité de l’esprit !/ Que ta prière à Elle soit secrète, que nul n’en sache./ À quoi bon ces poupées de métal ou de cuivre ou de terre ?/ Ne sais-tu pas, insensé, que l’univers entier est l’image de la Mère ?/ Tu apportes une poignée de graines, effronté,/ comme une offrande à la Mère, à Celle/ qui nourrit le monde d’aliments délicieux !/ À quoi bon, fou, illuminer ainsi/ de lanternes, de bougies et de lampes ?/ Fais plutôt que grandisse la lumière de l’esprit,/ qu’il dissipe sa propre ténèbre, nuit et jour./ Tu as amené d’innocentes chevrettes au sacrifice./ Égoïsme cruel !… Pourquoi ne pas dire : VICTOIRE A KALI !/ Et sacrifier tes passions, ennemis véritables./ Pourquoi frapper les tambourins ?/ Dépose plutôt ton esprit à Ses pieds en disant :/ Que ta volonté, ô Kâlî, soit faite !/ Et puis bat des mains.// Plus je ne t’invoquerai par ce doux nom, Mère !/ Tu m’as donné d’innombrables chagrins/ Et m’en réserves plus encore, je le sais !/ J’avais une maison, une famille et me voilà/ par ta grâce dépossédé de tout sur terre./ Que puis-je endurer d’autre, je ne saurai le dire./ Qui ne sait que je dois mendier pour mon pain/ de porte en porte ? Et pourtant, je suis dans l’attente./ Un enfant ne doit-il pas vivre, sa mère morte ?/ Râmpraçâd était bien l’enfant de sa Mère,/ mais toi, ô Mère, tu as traité ton fils en ennemi./ Si, aux yeux de sa mère, l’enfant souffre à ce point,/ à quoi bon cette Mère pour l’enfant, cette Mère ?/ Ô Mère, quel est ce crime que j’expie/ durant ma longue vie dans la prison du monde ?/ Le matin, je travaille ; combien dure est ma part./ Je m’en vais çà et là gagner un salaire sans honneur./ Quelle désillusion rongeuse me possède !/ Et cependant, ô Mère, par quels charmes profonds/ n’as-tu pas attaché mon âme à ce vain monde !/ En m’appelant sur cette terre, innombrables/ ont été les peines assemblées le long de mon destin./ Elles me consument et le jour et la nuit./ Oh ! Mère, je ne désire plus la vie ! »
— Râmpraçâd SEN, A la Mère Divine

Les vidéos, sont… comment dire ? dérangeantes ? Et oui… Ne regardez pas Harshbrain Damage !!! A la limite ANSS’HYY NIBAKAN. Mais attention aux images choc ! Ne regardez pas ça au boulot ou en famille. ça fait un peu comme dans « The Ring », il y a des risques que vous receviez un coup de fil et…

Kathan Spiss

Kathan Spiss est un groupe issu de la collaboration entre l’autrichien Ewald Spiss et Kathan Bernhard.
Entre 1983 à 1992, Spiss a produit et publié de nombreux morceaux, certains incluant des performances en collaboration avec des artistes compatriotes Kathan Bernhard, Hermann Graber, Maurizio Bonato et Michael Bahn.

Malheureusement, après avoir contribué à des compilations sur Nekrophile Rekords , Spiss a arrêté de diffuser ses cassettes car il  regrettait l’association de sa musique avec les conceptions destructrices, sadiques, nihilistes, et de magie noire qui imprégnait Nekrophile Rekords. Et par le fait que les fans/auditeurs qui ont été attirés par ce genre de pensée destructive et l’imagerie satanique associée.

Bien que Spiss admette avoir été inspiré par la lecture d’Aleister Crowley et Austin Osman Spare à l’époque, son intérêt principal allait vers les écrits plus positifs de livres mystiques chrétiens, bouddhistes et indiens… Loin de pratiquer des rituels sombres. Bien que son travail sonore ait parfois évoqué les atmosphères sombres et aux vibrations énervantes, il a toujours été dans son intention de montrer également plus la légèreté des «sphères» de la musique Ambiant.
Refondé en 2007 en tant Jahrtal, Spiss a changé de genre et les morceaux sont désormais plus néo-folk sur Ahnstern / Steinklang, remportant ainsi la reconnaissance et l’appréciation, et plus important pour lui, avoir un contrôle complet sur ses images et la liberté d’exprimer ses propres messages.

Mais c’est quoi ce label Nekrophile Rekords ?

Cannibale n°6
Cannibale n°6

Le mieux pour vous les présenter c’est de reproduire ici un extrait (assez long) d’un fanzine perpignannais qui date du début des années 90 : CANNIBALE. Et je ne saurais que trop vous conseiller la lecture attentive de l’auteur : Golov sur Golov Le Nihiliste du crayon.

NEKROPHILE est un label de K7 autrichien, vers 1960 à Vienne, Nitsch Brus, Muelh, Rainer et Schwarzkogler fondent l’Actionnisme, un art extrémiste et passionné, utilisant le corps humain dans des rituels cruels ou des images de la mort.

Hermann Nitsch : « La mort est un thème fréquent dans l’art viennois. »

Vers 1980 à Londres, PSYCHIC TV, s’inspire des théories de Aleister Crowley (1875-1947), le « plus grand mage du siècle » ou le « plus grand charlatan ».

Allan Bennett, qui fut le tout premier à initier Aleister Crowley à la magie opératoire.

NEKROPHILE REKORDS a du naitre d’un croisement entre les idées des actionnistes sur la mort et celles de P.T.V. sur la magie de Crowley. Leur catalogue de K7 est d’une grande qualité sonore et graphique. La compilation « THE BEAST 666 » (Crowley se surnommait lui-même « La Bête ») en est la plus représentative. On y trouve des autrichiens : KORPSES KATATONIK (très bruitistes), KATHAN SPISS (musique ambiante angoisssante) et ZERO KAMA (qui se rapproche plus de la musique de rituel).

La compilation « THE BEAST 666 » est une plongée sonore très réussie dans l’univers de Crowley et celui de NEKROPHILE. Nous leur avons demandé de se présenter :

« L’idée générale derrière NEKROPHILE REKORDS est d’associer la musique expérimentale à une manière de penser subversive, proche du système magique et philosphique « Thélème » de Aleister Crowley. Les gens de NEKROPHILE sont ceux du groupe ZERO KAMA : Michael et David Aryanos, G. Pakesch et DDT.

Nos thèmes sont : la sexualité, le combat et aussi les influences que nous pourrons tirer du Nouvel Aeon De Horus dont la force qu’on appelle « Courant 93″ a commencé à se manifester à travers le monde. »

En suivant NEKROPHILE publia son petit « Document 2CRII » où sont exposées leurs idées. Et si à leur nom et à leur logo (un crâne), on aurait pu craindre un fascination morbide pour la mort, il n’en est rien. Ils sont, en bons disciples de Crowley, tournés vers la vie, et l’image de la mort intervient comme un rituel d’exorcisme.

Pour résumer leur « Document 2CRII » :

« … La civilisation actuelle prêche la mort. Toute restriction de sa propre volonté sous la pression d’un organisme exécutif, peut être regardé comme un aveu de faiblesse. Assez de tout celà : la mort n’est qu’une des fonctions de la vie. Il y a un rêve immense qui attend d’être rêvé… »

Suit une interprétation originales de la sexualité : « … La qualité d’un orgasme dépend de l’énergie que met un individu à réaliser l’énergie que met un individu à réaliser chacun de ses buts. Par conséquent, toutes les techniques capables d’augmenter la qualité d’un orgasme et de renforcer l’énergie sexuelle seront considérées comme Anarchie offensive potentielle. « 

Des idées très saines !!!

La K7 de KORPSES KATATONIK (de Vienne) est dans le genre « agression linéaire », un long flux de cris et de bruits, très personnelle cependant. La K7 de ZERO KAMA « The Secret Eye Of L.A.Y.L.A.H. » est évidemment directement influencée par Crowley. Le groupe précise qu’il ne joue sur « ossements et crânes humains » mais ça ne produit pas du tout la monotonie redoutée. Ce sont des morceaux courts et variés où les os sont utilisés comme percussions et comme flûtes (!). Les sont sont quand même un peu traités en studio : mélodies hantées, souffles, percussions hypnotiques en écho…

Korpses Katatonik / Shatok

Inspiration/utilisation jeux de rôle :

Bon, ben je ne vais pas y aller par quatre chemins : N’UTILISEZ PAS CETTE MUSIQUE !!!!!

Sérieusement, faites très attention à l’utilisation prolongée de tous les morceaux musicaux évoqués dans cet article. Même 3 minutes peuvent être vraiment très longues, surtout dans un lieu clos, la nuit, à la lumière des bougies et durant une partie de : Appel de Cthulhu, Kult, Nephilim, Crimes, Dés de Sang, ou Notre Tombeau…

Évidemment, même si vous êtes un meneur de jeu finalement assez moyen pour mettre l’ambiance… Un petit silence, suivi de quelques instants de KATATONIC KORPSES, devrait produire un certain effet et attirer l’attention des joueurs.

D’un autre coté comme dit dans un article précédent , l’histoire même des fondateurs des différents groupes ou label musicaux peut donner lieu à des scenarios.

[Musique] Krysztof Penderecki

gothic

Krysztof PendereckiContinuons l’exploration musicale d’œuvres inspirantes… avec un peu de classique. Krzysztof Penderecki est né à Dębica (près de Cracovie) le 23 novembre 1933, c’est un compositeur et chef d’orchestre polonais. [voir sa biographie sur wikipédia]

Il a étudié au conservatoire de Cracovie avant d’y enseigner, puis d’en devenir le recteur en 1972. Il remporte en 1959 le premier prix du concours de composition de Varsovie.

Il s’affirme d’emblée comme un grand compositeur de musique sérielle ainsi qu’en témoignent ses premières compositions (Strophes, Anaklasis). Il a toutefois évolué par la suite vers une certaine forme de classicisme, ce qui conduit à distinguer dans son œuvre au moins deux périodes.

Dans les années 1960-70, il utilise les instruments classiques comme des instruments à percussion sur un mode résolument atonal ou sériel, recourt en abondance aux glissandi ou aux clusters et travaille sur le chromatisme d’une manière audacieuse. Son œuvre est néanmoins empreinte, à partir de sa Passion selon Saint-Luc (1965-66), d’une forte inspiration religieuse.

Dès la fin des années 1980, il donne à son travail une nouvelle orientation marquée tout à la fois par une simplification du langage musical et un retour à la tonalité classique ainsi qu’en témoigne son imposant Requiem polonais. Il s’inscrit même, à travers son œuvre symphonique, dans la tradition romantique ou post-romantique.

Sa musique a été utilisée au cinéma par des réalisateurs aussi différents que Stanley Kubrick (Shining), Andrzej Wajda (Katyń) ou Martin Scorsese (Shutter Island ).

Si vous faites une recherche toute simple sur Youtube, pour trouver comme moi, deux ou trois morceaux de la vaste création de Penderecki, vous vous rendrez vite compte que vous avez déjà entendu ça quelque part… Dans un jeu vidéo, dans un film… c’était sombre, c’était angoissant, c’était flippant… Donc vous ne prendrez pas de risque si vous cherchez quelque chose d’un peu original (pas du Danny Elfman ou du Howard Shore quoi), et d’efficace. Parce que c’est vraiment efficace !

[Ambiance] My Gothic is Good

gothic

Statue at Pere Lachaise Graveyard in ParisLe « Gothique », tout le monde en parle et tombe d’accord pour trouver ça bien, mais qui sait vraiment qui il est, le « Gothique »…
A-t-on raison de voir immédiatement des spectres gémissants ou des châteaux en rune dès lors que le mot est lâché…?
A la rédac, il y avait beaucoup d’opinions différentes, chacun voyait du « Gothique » un peu partout. Alors, il ne nous resta plus qu’une solution…

A la tombée de la nuit, nous sortîmes de leurs coffres anciens tous les grimoires que nous possédions, et lançâmes des incantations pour invoquer l’âme éternelle d »un Grand Maître…

[ad#Le livre Noir]

Chacun pensait très fort à un auteur fétiche.

Tad, en transe, marmonna « Stephen… » jusqu’à ce que CC lui rappelle que le King vivait encore… Le Crétin de l’Ombre gémissait « François… »

Puis le tonnerre gronda lorsque la voix sépulcrale s’éleva…

« Qui ose m’invoquer, Moa, H.P. Lovecraft ! »

Tous se tournèrent vers Iso… « Désolé… » dit-il…

Nous étions tous foutus… Tad et Boris se jetèrent chacun sur une bière… Chiant comme il était, HPL allait ouvrir une porte dimensionnelle et nous projeter dans les abîmes de R’lyeh où nous allions surement tous mourir dans d’horribles souffrances…

L’ectoplasme de HPL se formait devant les rédacteurs et leurs amis (Tad, CC et le Crétin, qui ne manquèrent d’ailleurs pas de leur faire remarquer qu’ils étaient responsables mais pas coupables mais qu’ils auraient quand même leur mort sur la conscience…).

Master X déclencha la fonction enregistrement de son mp3, effaçant une magnifique compilation « self-made-black-indus-métal » dernier cri, mais tant pis, il avait une idée poétique…

« La Mort nous sourit, Son sourire est mortel, Comme un coup de truelle. Nous allons mourir, Notre Mort c’est HPL… »

ça y était… Devant nous, complètement formé, à moitié translucide, Lovecraft nous regardait en ricanant… Il murmura : « C’était pour déconner »…

H.P. Lovecraft's grave
The gravestone of H.P. Lovecraft, famed 20th-century horror writer.

Continuer la lecture de « [Ambiance] My Gothic is Good »

[Musique] Zero Kama, étrange et dérangeant ?

Zero Kama

Poursuivons l’exploration des ambiances et des inspirations musicales avec le groupe ZERO KAMA.

Zero Kama, c’est un groupe Autrichien (en tout cas au départ) fondé par Michaël DeWitt, qui est membre aussi d’un autre groupe : Korpses Katatonik (gardez le nom en tête ça pourra vous servir pour un autre article à venir).

Le style particulier de Zero Kama c’est une tendance Dark/Ambient/Musique Rituelle. Ils tirent leur inspiration d’autres groupes comme Coil, Psychic TV, Current93, ou encore Ain Soph

ZERO KAMA s’est fait connaître d’un petit nombre d’initiés avec leur album « The Secret Eye of L.A.Y.L.A.H. » enregistré du 5 au 28 mai 1984 sous le label « Nekrophile Records »  puis remixé au studio Spychonaut de Vienne en 1987 et réédité par la suite chez en 199 1chez « Permis de construire » (Label allemand de musique expérimentale, electronique et industrielle) .

Une des grandes particularité de la musique de Zero Kama provient des instruments utilisés… Tous d’origine humaine, les tambours seraient des crânes (humains bien-sûr) et les xylophones et autres flûtes des tibias. Puisqu’il s’agit de musique rituelle, Zero Kama reste donc dans sa logique.


Le résultat est donc une ambiance est sombre (franchement sombre) archaïque, et un peu dérangeante. C’est primitif, tantrique dirons certains, à écouter le son poussé à fond… Et c’est flippant !

Sur scène le groupe n’aura donné que deux représentations dont une enregistrée le 14/09/85 : le « Live in Arnheim/The Goathterd and the Beast » , sous le label Athanor, l’autre ayant eue lieue à Amsterdam. Sur scène, les instruments sont cette fois plus conventionnels, mais pour les spectateurs présents lors de ces concerts,  la pesanteur des compositions et l’aspect scénique fait faire une impressionnante plongée dans des zones obscures.

Parmi les inspirations du groupe, Aleister Crowley (vous savez la Bête 666).


Night of Matter, flippant non ? Des voix ou des gémissements ? Des bruits pour le moins étranges… N’écoutez pas longtemps, et surtout pas tout seul en pleine nuit…

Avec Town Of Pyramids (Night Of Pan), c’est presque insupportable, les sonorités sont stressantes et poussent au paroxysme la résistance nerveuse de l’auditeur (comme c’est bien dit).

Inspiration Jeu de Rôle ?

A voir sur deux plans, le coté « musical » et le coté « histoire« .

Musicalement, les morceaux de Zero Kama peuvent être utilisés pour ce qu’ils sont : de la musique rituelle. Donc si vous avez un scenario de jeu de rôle avec des rituels de magie étranges, se déroulant dans des grottes ou dans des catacombes oubliées, c’est ce qu’il faut. A utiliser également comme bruitage pour n’importe quelle scène d’angoisse dans un scenar de jdr, quelque soit l’époque, c’est efficace.

L’inspiration Zero Kama… Le simple fait que ce genre de groupe existe est une mine d’idée de scenars. Où est-ce qu’ils se sont procurés les os humains pour faire leurs instruments, ou les instruments eux_mêmes ? Quelles recherches ont-ils menés pour créer leur musique ? Est-ce que personne n’est devenu fou à l’écoute de ces morceaux ? Etc…

[Musique] Indus et Féerie – inspirations et ambiances musicales

Indus

Indus et Féerie ? Certainement pas ! La musique industrielle, dans ses styles, ses thèmes, rime plutôt avec carnage, chant de mort, puissance mauvaise et dévastatrice. Et alors ? Qui va empêcher Samain le Cornu d’ouvrir les portes de l’Hadès, les Neuf cercles infernaux, et précipiter ainsi le monde en enfer ?

Avant que le Chaos soit omniprésent et que tout soit accomplit, les envahisseurs se réjouissent. Parfois, ils font de la musique, au grand dam des survivants déjà suffisamment stressés.

Voici quelques titres Indus utilisables en musique d’ambiance d’un jeu de rôle « médiéval-apocalyptique ».

A n’utiliser que pour évoquer le Mal, cela va de soi…

  • Godlesh – Devastator
  • Godflesh – Mighty Trust Krusher
  • Godflesh – Wounds
  • Einsturzende Neubauten – Halber Mensh

Les hordes ombres parmi les ombres, attendaient maintenant le lever de la lune rouge, la mort de la Leannan. La mère du petit peuple, reine du Faerie, s’en irait rejoindre ses frères et sœurs, les dieux de Middengard, dans la céleste félicité. Le sang de la Déesse Mère, en souillant à jamais la terre des fées, condamnera le monde connu et l’ailleurs au Dana-Midde. Alors sera la fin de tout.

Entends, mon frère.

Les démons de l’Hadès. Les sorcières infernales et les Halfings mauvais. Ils célèbrent la tuerie à venir.

Entends leur verbe maudit.

Entends, mon frère, le Chant de la Mort.

 

 

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Devastator est un véritable compte à rebours inexorable vers l’avènement d’une créature destructrice, une machine à tuer aux injonctions terrifiantes. Avant que Justin Broadrick, le chanteur-hurleur du groupe, n’entame un chant aussi lourd que menaçant, l’auditeur stupéfait aura entendu des gémissements, des psalmodies, et autres cris malsains en quantités1.

Tout s’arrête brutalement.

Mighty Trust Krusherr est enchainé directement. Nouveau compte à rebours dicté par une guitare torturée et une boite à rythme utilisée pour le pire… Le morceau est entrecoupé d’accélérations brutales (idéal pour les poursuites) et termine dans une bouillie métallique rappelant le néant.

Ref. Moch 15CD, Earache records.

Devastator

Mighty Trust Krusher

Wounds évoque l’avancée irréductible d’une armée monstrueuse et surnaturelle. Ses adversaires peuvent observer sa levée et son approche jusqu’à ce que finalement retentisse : « Charge ! »

Repris plusieurs fois, la foule monstrueuse s’élance dans un combat à mort2. Attention, ce morceau dure plus de 10 minutes ! A vous de bien préparer votre coup, et vos joueurs n’oublieront jamais cette bataille (s’ils survivent, évidemment).

Pour finir, sachez que les petits veinards pourront trouver la première mouture de Wounds (cinq minutes environ) en version extra track de Streetcleaner.

Ref. Moch 20 CD, sans titre, Earache records.

Album chroniqué sur le Webzine Spirit Of Metal

Godflesh – Wounds

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 Einsturzende Neubauten – Halber Mensh

Einsturzende Neubauten - Halber MenshPremier titre de l’album, Halber Mensh est l’invocation par excellence. Pas d’instrument hormis des chœurs sublimes et morbides à souhaits ainsi qu’une voix aussi envoutante que troublante…

Ce groupe berlinois des années 80 avait choisi de chanter en allemand, malgré le handicap que cela peut comporter, et on peut s’en réjouir : l’ensemble gagne ainsi en étrange, en « exotisme ».

Idéal pour les descriptions d’invocateurs se livrant à quelque magie noire (les nuits de pleine lune, dans les forêts malfamées ou les ruines obscures), ce titre peut être aussi judicieusement utilisé pour rendre plus intenses les invocations du Unausprechlichen Kulten de Von Juntz (Les Maîtres des Arcanes savent de quoi je parle…)

Ref : Bart CD 331, Halber Mensh, Some Bizzare records

Einsturzende Neubauten sur Wikipedia

 

Pour finir, je n’aurai plus qu’à vous conseiller vivement de tenter toutes sortes d’expériences musicales en jdr : musiques alternatives ou déviantes, classique, rock (au sens large… Évitez Kyo tout de même…) ou contemporain…

Et pourquoi pas vos propres compositions ? Quelques notes mélancoliques jouées à la flute en direct-live donneront plus de profondeur à ce semi-elfe au destin tragique que n’importe quel instrument… A moins que ce ne soit ce satané hobbit, sans aucun don artistique, qui s’évertue à vouloir apprendre le banjo (une guitare fera l’affaire pour une prestation réelle)… Au grand dam des joueurs.

  1. ndlr : c’est bon pour le stress []
  2. ndlr : il n’en restera même pas un []