Le Manuel des Armes pour L’Appel de Cthulhu, premières impressions de lecture…

Voilà, nous avons enfin reçu le bel ouvrage de Romuald Calvayrac, le fameux Manuel des ! Il est temps maintenant de se jeter à corps perdu dans la lecture… En commençant par une petite fiche de lecture.

  • Éditeur : éditions Sans-Détour
  • Auteur, illustrations & Maquette intérieure : Romuald Calvayrac
  • Direction Artistique, éditorial & couverture : Christian Grussi
  • Relectures et autres contributions : Lisette Hanrion, Anne Bélly
  • Parution : Janvier 2011
  • nombre de pages : 278
  • Prix public conseillé :36 €

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La table des matières

  • Remerciements et Avant-Propos, page 4 et 5

    Notez qu’il y est fait ici référence aux deux précédents ouvrages téléchargeables sur le site TOC (la folie des armes du Dr Incube)

  • De l’usage des armes, pages 8 à 47

    Ici, l’on trouvera tout ce qu’il faut savoir sur la législation et l’histoire des armes. Ce sont aussi des généralités techniques et des définitions. Les équipements, les accessoires, les tables de dégâts des munitions, etc…

  • Les intemporelles, les armes de toutes époques, pages 50 à 73.

    Les arts martiaux, les tables avec les armes blanches et contondantes. Les armes de jets et les armes improvisées. Les poisons (minéraux, animaux, médicaments, champignons) et leurs effets. Sans oublier quelques armes à feu exotiques.

  • L’époque victorienne, les armes de 1850 à 1899, pages 76 à 111

    Le début de la modernité pour les armes à feu, car c’est à partir de cette période où l’on va trouver les révolvers qui vont remplacer les pistolets à poudre à chargement par la bouche. Et l’on trouve aussi les tout premier pistolets automatiques (il y en a que 2, mais mythiques). Au rayon armes à épaule, on retrouve aussi à la fois, des fusils à chargement par la bouche et les premiers fusils modernes que l’on reverra pendant la première guerre mondiale. Au rayon gros et lourd qui fait du dégâts : la Gatling, le canon de 12 livres, le canon de 75 mm, la dynamite la nitroglycérine et quelques autres surprises.

  • Belle époque et années folles, les armes de 1900 à 1945, pages 114 à 191

    Le coeur des aventures du Mythe de Cthluhu se trouve ici, c’est donc en toute logique que ce chapitre fasse 77 pages… Pistolets et revolvers de tous pays, rares et moins rares. Suivent toutes les armes d’épaule, civiles et militaires, pour finir par les objets les plus destructeurs : lance-flammes, grenades, mines, explosifs, armes chimiques,

  • De nos jours, les armes de 1946 à aujourd’hui, pages 194 à 266

    Très gros morceaux, cette partie du manuel fait 72 pages. L’on y trouve révolvers et pistolets-automatiques de 1946 à nos jours, et vraiment nos jours, puisqu’il y a des armes du XXIème siècle de tous les pays. Il en va de même pour les fusils et autres armes d’épaules et pistolets mitrailleurs.
    Le chapitre se termine par du lourd : lance-grenades modernes, mines anti-personnelles, explosifs, armes bactériologiques.

  • Les armes du Mythe, pages 270 à 273

    Le bâton foudre de la Grande Race de Yith, le projecteur de brume Mi-Go ou le sérum de domination du Peuple Serpent…Voici quelques armes issues de la technologie non-humaine.

  • Index, pages 274 à 278…

    Très, très utile dans un tel ouvrage, l’index est exhaustif et vous permettra de vous y retrouver dans les quelques 1000 références de l’ouvrage.

Notre opinion :

On a aimé :

L’ouvrage est vraiment exhaustif, c’est enfin un catalogue digne de ce nom pour l’utilisation des armes dans l’Appel de Cthulhu. Fini les approximations et les anachronismes, avec cet ouvrage, tous les détails utiles sont réunis pour bien replacer chaque arme dans le bon contexte.

Toutes les munitions y sont, des plus petites au plus « lourdes », et donc enfin, moins de recherches à faire par-ci par-là pour trouver la bonne référence. Mais il n’y a pas que des armes à feu, c’est bien ce qui fait aussi l’originalité de ce catalogue particulièrement meurtrier : les protections, les poisons, les armes blanches… Et tout ce qui fait mal et peut tuer peut se trouver dans le bouquin, en 278 pages, beau challenge réussi.

Bref, tout y est, y compris la vulgarisation nécessaire et les points de règles utiles. Les règles optionnelles comme le modificateur de précision ou l’enrayement et la solidité, sont finalement assez simples à mettre en place et seront assez utiles pour apporter du réalisme aux échanges de coups de feu.

On a pas aimé :

Ce n’est qu’un détail, mais la police de caractère salie avec les éclats de poudre, c’est joli, mais pas très lisible surtout lorsqu’elle est employée pour les noms des armes… Dommage.  Les illustrations des armes en niveau de gris laissent à désirer, et surtout lorsqu’il s’agit des armes d’épaule. On regrette aussi le manque de « psychologies » et d’inspirations directes… En effet, le Manuel des Armes, n’est qu’un catalogue, vous pouvez l’utiliser pour presque tous les jeux de rôle en tant que tel. Il y manque ce petit quelque chose de plus… Cthuloïde ? Quelques PNJ détaillés et quelques professions, cela aurait été intéressant à trouver.

En conclusion

Pas indispensable ? Peut-être… mais fichtrement utile ! L’ouvrage est beau, il est bien écrit, il est très documenté, agréable à lire, peut servir pour toutes sortes de jeux de rôle… Que demander de plus ?
Bien entendu cela ne réponds aux grandes questions : « Avec quel flingue faire sa misère à Cthulhu ? » Si vous aimez le Mythe, vous connaissez déjà la réponse : « les affrontements armés contre les créatures du Mythe ne servent à rien »…

3 réponses sur “Le Manuel des Armes pour L’Appel de Cthulhu, premières impressions de lecture…”

  1. Je suis à priori assez d’accord avec ta conclusion. Selon moi un tel manuel prend tout son sens dans un jeu ou l’armement prend une place importante (COPS par exemple), et pas vraiment dans l’Appel.
    A Cthulhu, le flingue n’est qu’un soutien psychologique illusoire qui fait plus de dégât entre les membres du groupe que contre le véritable danger ; alors je ne suis pas persuadé qu’il soit plus utile que ça de faire la différence à ce niveau là.
    Ceci étant dit, je comprend aussi que certains Meujeux et Joueurs aiment se sentir pleinement intégrés à l’époque en se demandant si les munitions de Raptor ZD1873 sont compatibles avec celles du Kolch X22. Mais de mon côté je me contente de la distinction gros/petit flingue, mitraillette/fusil, autre. Idem pour les véhicules.

  2. Héhé hello St Epondyle 😉

    J’ai trouvé ce manuel totalement génial, étant très pointilleux question armes (alors même que beaucoup de mes joueurs ne sont pas aussi regardants) j’ai beaucoup apprécié l’exhaustivité des diverses armes de la période contemporaine : mes joueurs aussi ont aimé le côté « réaliste » d’avoir chacun leur modèle de petite pétoire d’agent fédéral (je maitrise à Delta Green); sachant que quelques modèles ont été popularisés par le cinéma ou les séries TV (un de mes joueurs tenait beaucoup à posséder un Glock 17 depuis qu’il a vu Tommy Lee Jones en manier un dans « le Fugitif »).

    Les PJs étant des agents fédéraux, l’arme est un des symboles de leur autorité et sont un des attraits de la profession.
    De plus, les scènes de pétarades étant probablement plus nombreuses ou en tout cas plus intenses dans DG que dans cthulhu 1920 « horreur lovecraftienne » l’importance des armes en est aussi renforcée car les PJs sont amenés de par leur métier, à affronter des hommes armés : interpellation difficile, descente sur un labo de drogue clandestin, ou même simple course poursuite à pied, etc…

    Biensûr dès qu’on rencontre le mythe, il est à mon sens inconcevable que les armes à feu puissent être d’une quelconque aide, autre qu’une aide psychologique bien illusoire 😉

    Après oui, ce livre n’est destiné qu’aux fanas d’armes ou soucieux du détail, des armes à feu génériques faisant parfaitement l’affaire sans que l’histoire n’en pâtisse.
    En bref, c’est du gadget, mais de l’ENORME gadget 😉

  3. J’ai promis à scriiipt un article, mais je suis à la bourre… C’est vrai que ce manuel manque de psychologie et de nuances… Surtout si on veut l’utiliser dans l’Appel de Cthulhu.
    Pour faire du Pulp, pas de problème, et pour DeltaGreen, c’est du pain béni… parfait, idéal pour « faire vrai ».
    Pourtant ce qui est intéressant dans l’utilisation des armes dans une partie de jdr, c’est quand elles ne marchent pas comme il faut. Ou quand elles servent à autre chose… Comme par exemple : ça peut donner un indice sur l’identité du propriétaire.

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