troisième édition du concours « il était une fois un petit jeu de rôle »

Pour la troisième édition du concours « il était une fois un petit jeu de rôle« , nous avons décidé de changer un peu les choses. 😊

Cette année, le concours est déplacé en début d’année : Le dépôt des jeux s’ouvrira le 10 février et finira le 10 mars 2018. Continuer la lecture de « troisième édition du concours « il était une fois un petit jeu de rôle » »

Interview de christophe Moréno, l’un des créateurs d’Insectopia

insectopia

insectopiaInsectopia est un jeu de rôle très particulier : Quelque part dans l’univers les insectes ont pris le contrôle de leur environnement, ils découvrent des vestiges d’anciens dieux aux pouvoirs sans limites, boite de Pandore ou bienfait des dieux ?

C’est un jeu d’intrigue et d’action où il vous est proposé d’incarner des créatures qui ressemblent aux insectes de la vie courante, mais qui ont fortement évolués depuis la dernière fois que vous les avez vu…

Gobelin Nounours : Comment es-tu arrivé au JDR ?

Christophe Moréno : A l’age de 13 ans, car intrigué par mon frère aîné qui faisait du « Empire galactique » avec sa bande de potes. Le lendemain nous avons fait ensemble mon premier personnage, la semaine suivante je jouais avec eux.

Gobelin : Comment as-tu connu « Insectopia » ?

Christophe : Au départ nous étions un groupe d’ami depuis 25 ans. Comme souvent, la vie nous a un peu éloignés les uns des autres. Pour palier à cet éloignement, chaque année nous louons un mas pour jouer une semaine ou deux tous ensemble.

Généralement à « La légende des 5 anneaux », « Deadland », « Polaris », « Conan » et « La caste des métabarrons ».

Insectopia a débarqué sur la table grâce à Florent Moragas créateur du jeu et le projet à trouver de suite son public.

C’était il y a huit ans. On a apporté des idées, transformer les projets.

Gobelin : Peux-tu nous en parler en quelques mots ?

Christophe : L’évolution des insectes a été développé par dame nature. Elle les a doté d’une intelligence évoluée, les conduisant vers une société florissante et agrémentée de complot. Les peuples d’Entoma, se disputent le pouvoir. Sauf que des vestiges des anciens dieux existent, et ce qui n’auraient jamais du être déterré a compromis la philosophie des insectes. Les écarts entre deux philosophies, s’affrontent, le retour des anciens dieux contre les animistes qui sont restées fidèles à Onono (dame nature).

Chaque joueur y incarne un insecte et la foi peut donner de la magie.

Gobelin : Quelles sont les inspirations de ce JDR ? (films, musiques, autres JDR ?)

Christophe : Dune, de Franck Herbert. Microcosmos. Les créateurs étant 8, les sources d’inspirations sont très variées.

Gobelin : Parle nous du système de jeu. Qu’en est-il ?

Christophe : c’est un « Jet contre difficulté » ou « test d’opposition » mais sans jet de dés. Ce sont des galets de couleurs nommées « blattes » que les joueurs tirent d’un sachet opaque. C’est donc une lecture directe, la couleur tirées donne directement le succès ou l’échec de l’action.

Gobelin : L’édition c’est pour quand ?

Christophe : Bonne question, on avait prévu 2014 mais les peaufinages successifs font que ce sera sans doute fin 2015. Un kit de démarrage sera disponible au printemps.

Gobelin : Chouette, est-ce que cela prendra la forme d’une bêta test comme dd5 ?

Christophe : Je ne savais que ça se faisait… mais pourquoi pas, l’idée est a creuser.

Gobelin : Financement participatif ou pas ?

Christophe : Normalement non, le financement sera privé.

Gobelin : Le financement participatif permet de créer un lien entre le public et le projet, ça ne va pas vous manquer ?

Christophe : Nous sommes ouverts au modifications de ce que nous apporte les joueurs en convention. Donc je dirais non.

Gobelin : Vous êtes nombreux a travailler sur le projet ?

Christophe : Huit personnes, Je suis celui qui est chargé de faire découvrir le jeu en convention et j’écris les scénarios. Il y en a trois déjà fait. Et des synopsis qui ne sont pas encore écrit.

Gobelin : En dehors du JDR, tu fais quoi ?

Christophe : Je suis guitariste bassiste semi pro et employé de l’état.

Gobelin : As-tu une question a un autre créateur de JDR ?

Christophe : Je suis assez fan de Games of thrones, et de Bloodlust métal aussi. Quand va sortir l’écran de BL ?
On peut rajouter une autre question ?

Gobelin : oui bien-sûr vas-y.

Christophe : Je voudrais voir la caste de méta barrons, ré-édités, je ne sais pas pourquoi il ne sont jamais sortis… ça se serait le grand Kif.

Et parler d’un Jdr que j’aime bien ?

Gobelin : oui aussi.

Christophe : J’aime aussi Mahamoth du Grümph, c’est un petit JDR SF, auquel je voudrais voir plus de suppléments. Je suis aussi fan de BIA.

Steve, créateur de 1%, répond à mes questions

1percent 1%

1percent ou 1%Découvert au gré du Net, le jeu de rôle « 1% » décrit un univers contemporain où le joueur joue un Biker monté sur sa Harley Davidson Custom. Steve son créateur nous parle de son jeu.

Gobelin Nounours : Alors première question comment es-tu arrivé au jeu de rôle ?

Steve : J’avais 12 ans et je lisais des livres dont vous êtes le héros1. J’étais face à un choix prendre le chemin de gauche ou de droite pour éviter une forêt mais moi, je voulais passer par la forêt… J’ai donc après ça cherché la possibilité d’avoir totalement le choix et je me suis tourné vers le JDR. J’ai commencé par Advanced Dungeon and Dragons et vite changé pour l’Appel de Cthulhu et bien d’autres…

J’ai joué avec mon frère et un pote durant 4 ans environ. Puis je suis rentré dans le club de ma région. C’est surtout lors des études supérieurs que le nombre de parties a explosé ; je jouais 3 à 4 fois par semaine. A l’heure actuelle nous avons une table hebdomadaire avec 4 – 5 joueurs.

Gobelin : Vous jouez à quoi ? One Percent ou autres ?

Fading SunsSteve : L’année passée nous avons presque exclusivement joué à 1% pour playtester un maximum et calibrer la campagne. Donc cette année on doit récupérer le temps passé à 1% et nous allons faire un paquet de one-shot pour tester toutes sortes de jeux, de Fading suns à Yggdrasil plus les dernières nouveautés qui n’ont pas encore été testée : Bimbo, Larmes du cardinal, Dernier Bastion

Gobelin : Un bien beau programme. Qu’est-ce qui t’a donné envie de passer à l’écriture ?

Steve : Par la force des choses en fait, avec le groupe de JDR, on a commencé à regarder la série Sons of Anarchy, mais lors de notre visionnage, on trouvait les choix des personnages stupides et incohérents. Et j’ai lancé à mes potes : « La semaine prochaine on joue à SoA RPG ». J’ai griffonné un système de règles et nous avons refait la saison 2…

son of anarchyTrès vite j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de potentiel et possibilité de jeu mais j’étais bloqué par l’univers de Kurt Sutter (créateur de SoA).

Je suis donc parti sur un nouvel univers ou j’ai inventé de nouvelles organisations criminelles (MotorClub et autres) et j’ai fait évoluer le système de règles.

L’idée de base était exclusivement de jouer entre nous. Mais j’ai commencé à en parler à d’autres et ils trouvaient l’idée intéressante, voulaient tester,… J’ai voulu expérimenter le jeu face au public et je suis allé à la Convention Trolls et Légendes de Mons en Belgique où le jeu a rencontré un vif succès.

Au fils du temps, j’ai peaufiné les règles, l’univers. Je me suis pris au jeu des conventions et des tests publics et vu les retours, souvent positifs, je me suis mis à son écriture réelle.

Gobelin : Parle-nous de ton jeu en quelques mots.

Parental AdvisorySteve : Alors 1% est un jeu contemporain qui se joue dans nos villes, nos rues avec notre technologie. C’est un jeu qui se veut adulte dans son orientation, les sujets abordés sont souvent soumis au label « parental advisory lyrics » : braquage, drogue, meurtre, trafics d’armes et j’en passe…

On y interprète donc des motards hors-la-loi faisant partie d’un MotorClub. Dans l’univers de 1 %, une multitude d’organisations criminelles gèrent toutes sortes de business que ce soit la vente ou le transport d’armes ou de drogue, la prostitution,… les joueurs essayent de se faire une place dans le milieu de la criminalité… 1% a de plus une dimension réelle importante, il faut prêter attention à la police, au FBI, à la DEA, etc. La plupart du temps il est d’ailleurs conseillé de négocier, marchander et élaborer des plans que de sortir les flingues et buter à tout va…

Le système de règles est d’ailleurs adapté à ce mode de jeu et est donc mortel, on n’évite pas les balles et une dans la tête entraîne évidement la mort. Un des avantages du MotorClub est que les membres de celui-ci œuvrent ensemble et qu’ils peuvent se faire confiance, un lien profond d’amitié lie les personnages-joueurs. Il peut néanmoins avoir des surprises mais ce n’est pas le quotidien.

Le système de jeu est, je pense, simple : il suffit d’additionner une caractéristique à une compétence en y ajoutant un d10 et atteindre ou dépasser un seuil fixé. Un système particulier gère un aspect important du jeu : les motos (Harley-Davidson) et qui permet aux joueurs de créer une multitude de bécanes aux caractérisés variées. Un élément également mis en avant est le libre arbitre des choix du joueur, il n’y a donc aucun jet de « cojones » ou un quelconque courage; comme je dis lors des parties de conventions : Faites ce que vous voulez mais attendez-vous à gérer les conséquences…

Gobelin : Vous écrivez à plusieurs ou c’est ton jeu ?

Steve : Je suis seul à écrire oui, mais au fil de l’aventure, Ted, qui a fait les illustrations passées de 1 %, est venu apporter une aide bien précieuse et un œil critique sévère sur le système et l’univers, beaucoup d’éléments ou passage de background de l’univers viennent de nous deux.

Gobelin : Donc ton jeu est bien abouti déjà c’est pour quand l’édition ?

Steve : Le jeu est fini, je veux dire que je n’ai plus rien à écrire, j’attends les retours de l’éditeur (Game-fu edition) qui ne devraient d’ailleurs pas tarder et faire les modifs nécessaires. Parallèlement à ça on avance sur les illustrations la maquette,…

Gobelin : Comment as-tu illustré ton jdr ?

Illustration pour le jeu de rôle 1%Steve : Pour les illustrations ça s’est passé en 2 étapes. La première lorsque Ted, qui m’avait rejoint pour un autre projet, a commencé à bosser sur les illustrations qu’on retrouve actuellement sur le site et la page FB : Les concepts de patch (dossards) des clubs, les illustrations d’ambiance,…

La deuxième est actuelle, avec la finalisation du projet, l’équipe en charge de l’édition souhaite des illustrations plus professionnelles et s’est tournée vers Tania Sanchez-Fortun chez qui une première illustration a été demandée.

Gobelin : Tu es allé vers un éditeur ou l’un deux t’as approché ?

Steve : A l’écriture, quand 1% est devenu plus tangible, lorsque je pensais à un éditeur pour le jeu, j’espérais Pulp-fever. De plus, quand j’ai commencé à en faire la promo, beaucoup de personnes du milieu, pour ainsi dire toutes, m’ont dit qu’elles verraient bien ça chez Pulp Fever… et un dimanche matin, Laurent Rambour m’a envoyé un message me demandant ou j’en étais et me disant que si je voulais me faire éditer qu’il était partant… Donc en étant édité par Game-fu c’est un peu ce que je voulais.2

Gobelin : Une date de sortie ?

Steve : A cette question j’aime répondre : que nous n’avons aujourd’hui jamais été aussi proche de sa sortie… mais plus précisément début 2015.

Gobelin : Je vais interviewé l’un des rédacteurs d’Insectopia tu as une question à lui poser ?

Steve : Bien sûr, si tu ne devais jouer plus jouer qu’a un seul jeu de rôle le reste de ta vie. Quel serait-il? et pourquoi?

Gobelin : Ah la question hyper dure. Merci cette interview est bientôt terminé il te reste une question. C’est la question que tu aurais aimé que je te pose et à laquelle je n’ai pas pensé.

Steve : Pas simple, il me semble avoir fait le tours, alors disons : qu’est-ce qu’une aventure comme la création d’un jdr t’a apporté à titre personnel ?

Quand j’ai commencé, je n’avais pas conscience de la quantité de travail que cela pouvait être. Je ne sais pas pour les autres auteurs mais ça prend du temps de faire les recherches, d’écrire, de modifier de tester. Avoir finalisé l’écriture de 1% de A à Z me donne un sentiment de satisfaction… Mais surtout au final, c’est très agréable de voir le fruit de son travail plaire à un certain public, imaginer aussi que bientôt d’autres pourront évoluer dans ce qui est sorti de ma tête… Ensuite, les conventions m’ont permis de rencontrer un paquet de gens fort agréable pour la plupart et de considérer certain d’entre eux comme des proches.

  1. NdT : LDVELH []
  2. Game-fu est le nouveau nom de Pulp Fever -NdA []

Comment j’ai créé DragonDead, une interview de Léo Faggianelli par Gobelin Nounours

dragondead les araks

DragonDead est un jeu de rôle lancé en février 2013

D’abord lancé par un Kit d’Introduction puis par une souscription Ulule. Léo Faggianelli, auteur, nous explique comment a débuté cette aventure…

Gobelin Nounours : Comment as-tu connu le JDR ?

Léo Faggianelli : Alors, j’ai découvert le jeu de rôle à mes 13 ans. Il y a 10 ans. Un ami est venu chez moi et m’a proposé de faire une « quête », le terme de « jeu de rôle » m’étais alors inconnu, je l’ai découvert bien plus tard. J’ai écris avec mon ami, basé sur l’univers qu’il connaissait « Warhammer ». On a donc écrit plusieurs quêtes jusqu’au jour où j’ai découvert ma première boutique de jeu, j’y ai fait la connaissance de D&D 3.5. J’ai acheté les 3 livres de bases, écrit 2 campagnes et c’est ensuite que j’ai fait mes premières parties.

Gobelin : Tu as donc commencé à écrire, jouer et maîtriser en même temps ?

Léo : Alors entre guillemet « Oui », j’ai bien passé un an à écrire une suite de scénario et ce n’est qu’après avoir motivé mon frère, des amis et mon cousin que je me suis lancé dans la masteurisation en totale improvisation !

Gobelin : Tu as commencé à imaginer tes propres JDR il y a longtemps ? DragonDead est ton premier JDR ?

Léo : J’ai toujours voulu rejoindre la communauté du jeu de rôle quand je l’ai découvert via le forum « Pandapirate ». Je me suis lancé dans l’écriture de mon premier jeu de rôle « Kronika » que j’ai mis de côté pour le moment, et c’est suite à une nouvelle que j’avais écrit, que j’ai fait lire à Igor Polouchine, que nous avons créée DragonDead.

Igor Polouchine
Igor Polouchine le 14 avril 2007

Gobelin : Tu parles d’Igor Polouchine, le créateur de Shaan. Comment as-tu fait sa connaissance ?

Léo : J’ai rencontré Igor sur le web par je ne sais quel hasard … et je lui ai envoyé deux ou trois fois des messages pour lui poser des questions, soumettre des idées, et j’ai appris qu’il avait écrit un jeu dans le passé, c’était le seul auteur qui croyait en moi … D’ailleurs c’est aussi le seul auteur que je connaissais … Je lui ai proposé mon idée de jeu et je le regrette pas !

Gobelin : Peux-tu nous parler de ton jeu de rôle en quelques mots ?

Léo : Donc DragonDead est un jeu de rôle Dark Fantasy, proche d’un mélange de Warhammer et de Dark Earth … Le monde est plongé dans le chaos à cause d’une maladie ancestrale du nom de « Fièvre noire », les contaminés volent l’âme des vivants, et d’autres abominations parcourent les terres d’Etherna en quête d’énergie. Face à elles s’opposent les guildes, forces en puissance, opposées et soumises à l’empire tenu par une impératrice du nom d’Aeniel. Les joueurs incarnent des immunisés, qui sont membres de guilde et qui vont devoir s’ils le peuvent … survivre.

Gobelin : Quelles sont tes inspirations pour ce jeu de rôle ?

Léo : Je ne pense pas mettre inspiré de tel ou tel jeu.

Gobelin : Je parlais plus d’inspirations autres que les JDR. Les films, les séries, les musiques…

Léo : Ah, j’ai beaucoup travaillé avec le « Lord of the rings » en fond, pour la musique, beaucoup « 2 steps from hell » et les musiques un peu flippantes dans le genre BO de « Silent hill« .

Gobelin : Je dois avouer que pour mes parties la BO de « Silent hill » marche bien pour mettre la pression aux joueurs. Comment es-tu passé de l’idée de JDR amateur à la volonté d’en faire un JDR « édité » ?

Léo : Comme dis un peu plus haut, j’avais cette volonté que de rejoindre la communauté du jeu de rôle, et se faire éditer me sembler un des meilleurs moyens. Et comme tous le monde me disais que mon projet de jeu ne marcherai pas j’ai décidé de m’auto-éditer, et comme quoi j’ai bien fait de le faire.

Gobelin : Tu en es où de ton édition ?

Léo : Alors la maison d’édition a déjà publié un premier roman, les chroniques de shaa’l, DragonDead date de parution prévue pour fin 2014 et pour la suite on a plusieurs extensions prévues pour 2015.

Gobelin : Rentrons si tu le veux bien dans le détail. Si tu devais donner des conseils à des gens qui comme toi veulent éditer leurs JDR. Quels seraient-ils ?

Léo : Tout d’abord je pense que le premier point c’est de proposer son projet à des éditeurs pour savoir ce qu’en pensent des gens qui sont dans le milieu et récolter leurs avis. Le second point : l’organisation. « Tout est organisation », trouver une équipe fiable, fixer des limites, histoire de boucler le projet dans les temps et parfaitement. C’est une question difficile pour moi qui suis tout nouveau dans le milieu.

Gobelin : Être un débutant cela apporte justement un regard différent des interviews classiques. Quels sont les membres de ton équipe et veux-tu dire un mot pour nous les présenter ?

Léo : L’équipe originelle c’est Anne Muller, Igor Polouchine et moi. Suite à notre recherche d’auteurs Gilles Théophile de Deus l’ascension nous à rejoins … Nous avons recruté ensuite nos illustrateurs : Dimitry Carré qui est notre illustrateur principal et Olivier Alias Akae … et par la suite il y a aussi Julius qui est arrivé dans l’équipe d’Etherna.

Les éditions Etherna ont 3 gérants : Julius, Anne & Moi. Tous nos autres amis, sont soit auteurs, soit free-lance.

Un petit mot sur chacun serrait bien long, une seule chose à retenir, ce sont des gens superbes, autant personnellement que professionnellement ! DragonDead ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans eux.

Gobelin : Concernant les illustrateurs, comment fonctionnent leurs rémunération ? Ils sont payés une fois le livre sorti ? Ou à la tache ?

Léo : Alors tout dépend en général, l’écran et la couverture sont payé directement pour le reste c’est en droit d’auteur en fonction des ventes de notre projet.

Un projet comme DragonDead faut compter 10,000 € sur le projet. Entre les illustrations, la publicité, etc.

Gobelin : Tu as fait appel à un financement extérieur en plus de la souscription ?

Léo : Nous avons financer personnellement une partie du projet.

Gobelin : Parlons de la souscription, si je ne me trompe pas tu es passé par Ulule. Peux-tu nous parler de ton expérience avec ce site ?

Léo : Ulule, ça fait gagner du temps car je n’ai pas eu besoin de développer ma propre plate-forme. Leur commission est annoncé sur leur site (8%). C’est un coût à prendre en compte avant de se lancer.

Gobelin : Je suppose que comme de nombreux créateurs de JDR, ce n’est pas ton seul job. Tu travailles à côté, tu passes combien d’heures sur DragonDead par semaine ?

Léo : Je travaille dans le milieu de l’infographie et du web, DragonDead me prend environ deux à trois heures par jour, entre les tests, la maquette, et les remaniements…

Gobelin : je pense avoir posé toutes les questions qui me venaient à l’esprit. Tu en vois une que je ne t’ai pas posée ?

Gobelin : Le prochain interviewé de ce groupe sera la créateur de 1% tu le connais ? Tu aurais une question à lui poser ?

Léo : je connais bien Steve, j’ai fait pas mal de festival avec lui. Ma question : « il sort quand ton jeu ? « 

Gobelin : Bonne soirée à toi et merci de m’avoir répondu.

Léo : Pas de soucis.

Mais que sont les « ENnies » ?

song of ice and fire

Ce ne sont pas exactement des oscars mais des prix décernés aux meilleurs jeux de rôle de l’année. Ils existent depuis 2001 et c’est un jury américain, composé de joueurs (expérimentés ou non) et pas de professionnels, qui élisent les lauréats et donc forcément ils ne jugent que les jeux édités dans leur langue.

Les ENnies sont classés par catégorie comme par exemple : La meilleure aventure, la meilleure aide de jeu ou accessoire de jeu, la plus belle couverture, le plus beau blog lié à un jdr… Le prix le plus attendu étant « le meilleur jeu de rôle de l’année ».

Il existe pour chaque catégorie 6 prix : or, argent, 3 bronzes et un « honorifique »

Certains de ces livres paraissent ensuite en français comme le Guide du monde pour le jeu Trône de fer (« A Song of Ice and Fire Campaign Guide » en anglais) médaille d’or de la meilleure couverture de livre, meilleur produit de l’année, et meilleur montage. Mais la plus part reste dans l’ombre en attendant qu’un éditeur les traduise.

song of ice and fire

On remarquera parmi les vainqueurs 2011 :

La médaille d’or dans la catégorie meilleur jeu de rôle de l’année « The Dresden Files RPG », un jeu de rôle basé sur les livres de Jim Butcher trouvable en France aux éditions Bragelonne (les livres pas le JDR), dans son monde la magie est bien réelle tout comme les vampires, les loups garous, les esprits, les fées et en gros tous les monstres mythique. L’essentiel des gens est bien entendu ignorant de cette réalité et il faut qu’il le reste. Chaque faction a ses propres buts et sa propre forme de gouvernance. C’est un jeu politique / action. Il a reçu aussi le prix du « Meilleur jeu nouvellement créée » (or), « Meilleures ventes » (argent), « Meilleures règles » (or), « Meilleure écriture » (or) et « Produit de l’année » (argent). Pas moins de 6 prix pour un même jeu.

Dresden Files RPG
Et « The Laundry« , médaille d’argent du meilleur jeu. Son nom peut se traduire par la buanderie ou le service de nettoyage. On y joue les membres d’un service secret au sein des services secrets britanniques qui « nettoie » les incarnations des démons, zombies, Grands Anciens mal lunés qui débarquent dans notre monde, une sorte de Men in Black du paranormal. C’est un jeu enquête / action. Il a reçu aussi le prix de « la plus belle couverture » (bronze), « Meilleur jeu nouvellement créée » (argent).

Laundry RPG

Une curiosité en fin de classement avec le prix spécial du jury attribué au jeu « Smallville RPG ».

smallville RPG

Chaque année, le palmarès fait découvrir de grands jeux. Cette année les récompenses seront décernées le 13 juillet 2012.

Une affaire à suivre donc…

Liens : http://www.ennie-awards.com/blog/ pour l’actualité et http://www.ennie-awards.com/blog/who-we-are/history-of-winners/2011-nominees-and-winners/ pour tous les prix décernés en 2011.