RPGaDay 2018 – (semaine 2)

Suite du RPGaDay 2018 en pointillé avec la deuxième semaine…

6 – De Quelle façon les joueurs peuvent-ils aider à rendre un monde plus vivant ?

Oui comment ? A mon avis, cela semble être la base du jeu de rôle !

Le livre de règles, le background, le scénario d’un MJ, ce sont des points de départs qui ne sont nullement des choses figées. Les joueurs ne vont pas uniquement « jouer un rôle » dans le sens théâtral du terme, c’est à dire être juste des interprètes d’un rôle écrit par avance.

L’idée essentielle c’est bien que les joueurs modifient et enrichissent l’histoire. En apportant leur propre touche personnelle, en mélangeant le background qu’ils ont créé pour leur personnage à celui du monde dans lequel ils vont jouer. Mais pas uniquement !

En effet, les joueurs peuvent également modifier un jeu afin de se l’approprier encore plus, cela me semble tout à fait autorisé.

Et pour finir, je dirais que tout cela doit se faire au sein du « rôle » du personnage, le JDR n’étant pas uniquement un jeu de stratégie et de manipulation de figurines sur un plateau, mais bien un jeu où les joueurs incarnent un « rôle ». Et dans ce cas, l’interprétation vivante de leur personnage devrait être ce qui rend les parties les plus vivantes, au-delà même des notions de victoire ou de réussite du scénario.

7 – De quelle façon un MJ peut-il rendre les enjeux plus importants ?

Ah ? Sauver le monde ne suffit pas ?

Dans un jdr, les enjeux sont important si les personnages joueurs sont au centre de ces enjeux. A mon sens, les PJ doivent être pensés et construits en même temps que le scénario de départ. Ils doivent s’intégrer parfaitement. Les joueurs seront les héros de l’histoire, les protagonistes principaux. A mon avis, le fait qu’un groupe de personnages soient juste des mercenaires en quête de fortune et prêts à accomplir n’importe quelle mission n’est pas assez intéressant. C’est passe-partout et ça fonctionne, mais ce n’est pas suffisant.

Un personnage devenu mercenaire, parce qu’il a été chassé de son pays, et que son seul souhait est d’y revenir pour se venger, libérer ses amis, sa famille, etc… c’est déjà un peu plus impliquant pour le joueur.

8 – Comment faire pour attirer plus de joueurs dans le hobby ?

Il faut s’adresser à celles et ceux qui ne jouent pas et ne sont pas des « rôlistes » ! ça à l’air assez basique, mais c’est ça, il faudrait probablement arrêter de faire du jeu de rôle quelque chose de compliquer, uniquement fait pour les geeks et les spécialistes de jeux qui ne jouent qu’entre eux.

Le jdr ça devient trop « mainstream », oui et alors ?

Les Jdr devraient être faciles à trouver, aussi bien dans les grandes surfaces, dans les librairies, les magasins de jeux et jouets… Avec un prix modique, un langage simple, un suivi accessible… et si vous avez d’autres idées, et bien il faudrait que tout le monde puisse partager.

9 – De quelle façon un jeu vous a-t-il surpris ?

Après une longue période d’arrêt de tout jdr au début des années 2000, quand je me suis remis petit à petit au jdr, presque tout me surprenais.

Mais là ou j’ai été le plus agréablement surpris c’était par « Dresden Files », un jeu motorisé par Fudge (ou Fate) ayant pour toile de fond l’univers bit-lit d’Harry Dresden.

Tout d’abord et en premier lieu j’avais été surpris d’aimer les aventures d’Harry Dresden… en général je n’apprécie guère les histoires de magicien, et la bit-lit moyennement aussi… Mais là, j’avais été scotché et j’attendais les nouveaux tomes avec impatience. Et du coup l’aventure s’arrêtait là, plus d’autres traductions… Mince, et c’est à ce moment que je découvre qu’il existe un JDR Dresden ! trop top la coïncidence !

La cerise sur le gâteau c’est la façon dont ce jeu est conçu, il semble écrit par et pour Harry lui-même avec les annotations dans la marge de la part de son ami loup-garou… On y retrouve donc très vite l’ambiance si particulière des livres. Et le système de jeu est vraiment au top aussi, FATE (ou FUDGE) une fois qu’on a passé la surprise de la découverte permet de faire beaucoup beaucoup de choses et laisse vraiment la part belle à la créativité.

10 – De quelle façon ce hobby vous a-t-il changé ?

Facile, je pense n’avoir jamais aimé les jeux de société « concurrentiel », la découverte des jeux de rôle m’a montré qu’on pouvait jouer à autre chose qu’au « Monopoly » ou à « la Bonne Paie », et que c’était bien plus drôle et créatif. Et à un moment de ma vie où j’en avais besoin, cela m’a permis de rencontrer des amis et de partager un bout de chemin avec eux. Et finalement cela a certainement eu un impact professionnel, puisqu’au fil du temps, je me suis orienté beaucoup plus vers des métiers ou le contact humain était important.

11 – Le nom le plus fou de personnage que vous ayez vu ?

Fou, je sais pas… mais très con et à la base d’un fou rire mémorable… Durant une partie, je devais inventer très vite un faux nom pour mon personnage, afin qu’il s’infiltre dans une école de magicien… Et là, j’ai choisi : « Grumush Marchand d’Aïoli »…

12 – Le concept le plus fou de personnage que vous ayez vu ?

Vu et joué, avec un ami on s’est retrouvé à jouer deux guerriers et tous le deux en ayant choisi l’alignement neutre… mais neutre neutre ! Autant dire qu’on a essayé d’être le plus proche possible de ce que l’on pensait être cet alignement, et quand on explore un donjon rempli de créatures plus ou moins malfaisantes, c’est un peu parti en cacahouète.