Expionnage, les espions se livrent

15 novembre 2013au24 mars 2014

12_2013_expion01Exposition à la Bibliothèque des Littératures Policière (BILIPO) Paris 5ème du 15 Novembre 2013 au 24 Mars 2014.

À partir des fonds de la BILIPO, mais aussi des collections historiques des services français, cette exposition va dévoiler la relation trouble et complexe entre les services de renseignement et l’écrit, d e 1800 à 1989.

Écrivains espionnés, écrivains espions et écrivains d’espionnage nous révèlent comment s’est bâti un pan de l’imaginaire moderne à travers la littérature populaire et le cinéma. Dans les films, les instructions sont orales et les mallettes s’autodétruisent ; dans la réalité, les ser vices de renseignement intérieur et extérieur sont des administrations qui ont, de longue date, une culture de l’écrit.

Rapports, fiches, dossiers, messages codés et autres microfilms sont au coeur des grandes affaires qui, ellesmêmes, ont inspiré de nombreuses fictions, plus ou moins fidèles. Pour la première fois en France, d’authentiques documents et objets utilisés par les agents sont aujourd’hui présentés au public. Appareils photo miniatures comme le célèbre Minox, micros dissimulés dans un livre ou dans une boîte d’allumettes, montre à détecter les radiations, stylos lancegaz et machines à coder, plus de trente instruments de la dernière chance seront exposés.

Le parcours de l’exposition

L’écrit est d’abord une menace, parce qu’il peut subvertir la société et révéler des secrets d’État. C’est pourquoi les services de renseignement intérieur français ont pris l’habitude de surveiller tout ce qui paraît, quand ils ne s’immiscent pas directement dans la vie privée des écrivains : Victor Hugo, Jules Vallès, Émile Zola ont fait l’objet d’une telle attention, tout comme Jacques Prévert.

Mais l’écrit est aussi une nécessité pour les services de renseignement, en ce qu’il permet de transmettre et de conserver les informations. Tout l’art est alors de garantir la confidentialité des documents produits, en particulier par des codes secrets plus ou moins complexes, éventuellement générés par des instruments ou des machines. À l’inverse, les services de renseignement s’efforceront de dupliquer et de décrypter la « production » adverse.

L’écrit peut enfin se révéler une sauvegarde, pour les services qui cherchent à sensibiliser la population, ou plus particulièrement pour les espions eux-mêmes qui ont besoin de révéler une partie de leur existence. Entre propagande et règlements de comptes, c’est un foisonnement d’ouvrages et d’imprimés divers qui ont été publiés par les professionnels du renseignement, nourrissant et inspirant la littérature d’espionnage.

À découvrir :

Plus de trente objets jamais montrés, des registres de surveillance, des livres de code, des microfilms, des éditions rares issues du fonds de la BILIPO et des affiches de cinéma sur le thème, constituent un parcours riche en informations sur les traces des plus grands espions.

BILIPO 48 / 50 rue du Cardinal Lemoine – Paris 5e / Tél : 01 42 34 93 00
www.bibliotheques.paris.fr
Du mardi au vendredi de 14h à 18h, le samedi de 10h à 17h / Fermetures les dimanches, lundis et jours fériés.
Entrée libre

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